Les marchés boursiers européens ont évolué sans grande direction vendredi, tandis que les prix du pétrole demeuraient élevés après que le président américain Donald Trump a repoussé au 6 avril la date limite pour d’éventuelles frappes aériennes contre des infrastructures énergétiques iraniennes.
À 08h02 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 était pratiquement inchangé, tout comme le DAX allemand et le CAC 40 français. Le FTSE 100 britannique progressait légèrement d’environ 0,4%.
Dans un message publié jeudi sur les réseaux sociaux, Donald Trump a indiqué que cette prolongation avait été accordée à la demande du gouvernement iranien, affirmant que des discussions étaient en cours avec Washington. Toutefois, les autorités iraniennes ont jusqu’à présent démenti toute négociation avec les États-Unis.
Cette situation fait suite à un ultimatum lancé par Trump la semaine dernière, menaçant de frapper des centrales électriques en Iran si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures. Lundi, il avait déjà repoussé cette échéance jusqu’à vendredi.
Malgré ces avertissements, le trafic de pétroliers à travers le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé. Cette voie maritime stratégique située au sud de l’Iran transporte environ 20% du pétrole mondial, et sa fermeture exerce une forte pression sur l’économie mondiale, privant de nombreux pays d’importations énergétiques essentielles et alimentant les craintes d’une hausse de l’inflation liée à l’énergie.
Peu d’éléments indiquent qu’une résolution rapide du conflit soit proche. Les hostilités se poursuivent depuis que des forces américaines et israéliennes ont bombardé l’Iran fin février, et des informations médiatiques ont rapporté vendredi de nouveaux échanges de missiles entre Israël et l’Iran.
Les diplomates des pays du G7 doivent se réunir en France, où les appels de la Maison-Blanche à une aide internationale pour rouvrir le détroit d’Ormuz devraient figurer au centre des discussions. Jusqu’à présent, ces demandes ont largement été rejetées.
Dans ce contexte géopolitique tendu, les prix du pétrole sont restés fermes à l’approche de la fin d’une semaine de marché agitée. Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mai, référence mondiale, progressaient de 1,2% à 109,25 dollars le baril, effaçant une partie des pertes enregistrées plus tôt dans la semaine et restant nettement au-dessus des niveaux d’avant le conflit.

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