Les marchés européens ouvrent en baisse avant les décisions des banques centrales et la hausse du pétrole: DAX, CAC, FTSE100

Les marchés boursiers européens ont ouvert en baisse jeudi, les investisseurs restant prudents avant plusieurs décisions de politique monétaire des principales banques centrales tout en surveillant de près les développements géopolitiques au Moyen-Orient.

À 08h17 GMT, l’indice paneuropéen Stoxx 600 reculait de 1,2 %. Le DAX allemand perdait 1,6 %, le CAC 40 français 1,1 %, tandis que le FTSE 100 britannique cédait 1,2 %.

L’attention des marchés se porte sur les annonces de politique monétaire attendues plus tard dans la journée de la part de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre. Les investisseurs cherchent des indications sur la manière dont les responsables monétaires évaluent l’impact du conflit impliquant l’Iran sur les économies européennes.

La BCE et la BoE devraient toutes deux laisser leurs taux d’intérêt inchangés, dans le prolongement des décisions prises mercredi par plusieurs autres banques centrales. La Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon et la Banque du Canada ont également maintenu leurs taux, tout en avertissant que les pressions inflationnistes pourraient s’intensifier si l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran se transformait en conflit prolongé.

Les décideurs monétaires sont désormais confrontés à un délicat équilibre : contenir les risques inflationnistes sans freiner davantage la croissance économique, une situation comparable au choc énergétique survenu après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Dans ce contexte, les craintes de stagflation — combinaison d’une croissance économique faible et d’une inflation élevée — se sont accrues. Les investisseurs ont adopté une approche plus prudente, réduisant leurs anticipations de baisses rapides des taux, diminuant leur exposition aux actions et renforçant leurs positions sur le dollar américain.

Le pétrole dépasse les 110 dollars le baril

Les prix du pétrole ont également poursuivi leur progression, le Brent, référence mondiale, franchissant le seuil des 110 dollars le baril.

Cette nouvelle hausse fait suite aux attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, notamment des installations liées au champ gazier stratégique de South Pars.

« Les risques pesant sur l’offre continuent d’augmenter sur les marchés de l’énergie dans un contexte d’escalade des attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe persique », ont indiqué les analystes d’ING dans une note.

À 06h59 GMT, les contrats à terme sur le Brent bondissaient de 6,0 % à 113,74 dollars le baril, tandis que le pétrole américain West Texas Intermediate progressait de 1,0 % à 96,26 dollars le baril. Le WTI se négocie actuellement avec la plus forte décote par rapport au Brent depuis plus de dix ans, en partie en raison de la libération des réserves stratégiques de pétrole des États-Unis.

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