Les principales places boursières européennes ont ouvert en hausse mercredi, les investisseurs se préparant à la décision imminente de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt tout en surveillant les développements du conflit avec l’Iran.
À 04h09 ET (08h09 GMT), l’indice paneuropéen Stoxx 600 progressait de 0,5 % à 605,42. Le DAX allemand gagnait 0,6 %, le CAC 40 français montait de 0,7 % et le FTSE 100 britannique avançait de 0,2 %.
Les marchés européens ont bénéficié d’un signal positif en provenance d’Asie, où la hausse des valeurs technologiques a soutenu le sentiment des investisseurs.
Malgré ce début de séance favorable, les marchés restent prudents avant l’annonce très attendue de la politique monétaire de la Fed. La banque centrale devrait largement maintenir ses taux inchangés à l’issue de sa réunion de deux jours, mais les perspectives concernant le coût du crédit demeurent incertaines.
Les investisseurs attendent particulièrement les commentaires du président de la Réserve fédérale Jerome Powell et de ses collègues sur l’évolution possible de la politique monétaire face aux risques inflationnistes croissants liés à la guerre en Iran.
Les inquiétudes se sont accentuées après la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique située au sud de l’Iran par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial. Cette situation a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et du gaz. Les marchés redoutent que cette augmentation des coûts énergétiques ne ravive l’inflation à l’échelle mondiale et n’incite les banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive.
Les pays européens, tout comme de nombreuses économies asiatiques, sont fortement dépendants des importations d’énergie et se trouvent donc particulièrement exposés à une éventuelle interruption prolongée du trafic dans le détroit d’Ormuz. La Banque centrale européenne, qui annoncera sa propre décision sur les taux jeudi, ne devrait toutefois pas réduire ses taux cette année, malgré des signes récents de ralentissement de l’inflation et de croissance économique modérée.
Le pétrole recule légèrement
Les contrats à terme sur le Brent, référence mondiale, ont reculé de 1,3 % à 102,10 dollars le baril, tandis que les contrats sur le brut américain West Texas Intermediate ont chuté de 2,3 % à 93,25 dollars le baril.
Les marchés ont toutefois trouvé un certain soulagement avec la reprise des exportations de pétrole depuis les champs pétrolifères irakiens de Kirkouk vers le port turc de Ceyhan via un oléoduc, ce qui a contribué à atténuer les inquiétudes concernant l’approvisionnement pendant le conflit avec l’Iran.
Néanmoins, les prix du pétrole restent élevés, les investisseurs ne voyant que peu de signes d’une désescalade des tensions au Moyen-Orient. Le Brent est passé d’environ 71 dollars le baril avant le début de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran à la fin du mois de février.
Mardi, les États-Unis ont frappé des sites de missiles de croisière iraniens près du détroit d’Ormuz avec des bombes de 5 000 livres. Plus tôt dans la semaine, des frappes israéliennes ont tué plusieurs hauts responsables iraniens, tandis que l’appel du président Donald Trump à une aide internationale pour rouvrir le détroit a été largement rejeté.

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