Les prix de l’or ont progressé lors des échanges asiatiques vendredi, mais le métal précieux reste en route vers une deuxième baisse hebdomadaire consécutive alors que les investisseurs évaluent les risques inflationnistes liés au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le métal précieux a trouvé un certain soutien après le ralentissement de la hausse du dollar américain et des prix du pétrole, notamment après que Washington a annoncé de nouvelles dérogations autorisant l’achat d’une partie du pétrole russe afin d’atténuer les perturbations de l’offre liées à l’Iran.
À 01h14 ET (05h14 GMT), l’or au comptant avait progressé de 0,6 % à 5 109,46 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or reculaient de 0,3 % à 5 111,84 dollars l’once.
L’or en route vers une deuxième baisse hebdomadaire tout en restant dans une fourchette étroite
L’or au comptant devrait reculer d’environ 1,2 % cette semaine, ce qui marquerait une deuxième semaine consécutive de pertes.
Bien que le métal jaune ait bénéficié d’une certaine demande en tant que valeur refuge dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient, ses gains ont été limités par les inquiétudes croissantes concernant la persistance de l’inflation.
Les marchés craignent que le conflit avec l’Iran ne maintienne les prix du pétrole à un niveau élevé pendant une période prolongée, alimentant l’inflation mondiale et poussant les grandes banques centrales à adopter une politique monétaire plus restrictive.
Dans ce contexte, les attentes concernant une baisse des taux d’intérêt à court terme par la Réserve fédérale ont progressivement diminué. La banque centrale devrait largement maintenir les taux inchangés lors de sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine.
Depuis le début du conflit avec l’Iran, l’or évolue principalement dans une fourchette comprise entre 5 000 et 5 200 dollars l’once. Bien que le métal reste en hausse depuis le début de l’année, sa progression semble s’essouffler après la chute enregistrée depuis le record proche de 5 600 dollars l’once atteint fin janvier.
Les analystes d’ANZ ont indiqué dans une note de recherche que, malgré les difficultés récentes, l’or demeure « un élément clé de diversification de portefeuille, offrant une protection contre un large éventail d’incertitudes macroéconomiques et géopolitiques ».
D’autres métaux précieux ont également progressé vendredi, bien que leurs performances hebdomadaires restent modestes. L’argent au comptant a augmenté de 0,7 % à 84,3275 dollars l’once, tandis que le platine au comptant a progressé de 0,5 % à 2 143,21 dollars l’once.
Les marchés attendent les données PCE sur l’inflation pour de nouveaux indices
Les investisseurs attendent désormais la publication prochaine de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) aux États-Unis, qui pourrait fournir de nouvelles indications sur l’évolution de la plus grande économie mondiale.
Cet indicateur est la mesure d’inflation privilégiée de la Réserve fédérale et devrait influencer les anticipations du marché concernant la politique des taux d’intérêt.
Toutefois, les données concernent janvier et ne devraient pas refléter les effets inflationnistes liés à la récente hausse des prix de l’énergie.
Le rapport PCE sera publié quelques jours seulement avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, au cours de laquelle la banque centrale devrait largement maintenir ses taux inchangés. Selon l’outil CME FedWatch, les marchés anticipent des taux stables au moins jusqu’en septembre.

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