Les prix du pétrole ont reculé lors des échanges asiatiques vendredi après que les États-Unis et l’Iran ont convenu de poursuivre leurs négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, tandis que les investisseurs évaluent également l’impact potentiel de l’augmentation des exportations de brut vénézuélien sur l’équilibre de l’offre mondiale.
Les contrats à terme Brent pour livraison en avril ont reculé de 0,4 % à 70,48 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate américain ont perdu 0,5 % à 64,92 dollars le baril à 20h15 ET (01h15 GMT).
Les deux références affichaient une légère baisse sur le mois de février, les risques d’approvisionnement liés aux tensions géopolitiques étant compensés par les perspectives d’une hausse de la production mondiale et par les inquiétudes concernant un affaiblissement de la demande.
Les discussions États-Unis–Iran se terminent sans accord, reprise des négociations techniques
Les discussions entre Washington et Téhéran concernant le programme nucléaire iranien se sont achevées jeudi sans qu’un accord formel ne soit conclu.
Toutefois, les deux parties ont indiqué leur volonté de poursuivre les négociations, le médiateur Oman confirmant que des discussions techniques auront lieu la semaine prochaine à Vienne.
Les développements liés à l’Iran ont constitué un facteur majeur pour les marchés pétroliers en février, notamment après le renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient et les menaces d’action en cas d’échec diplomatique.
« L’offre pétrolière pourrait être comprise entre 10 mb/j de moins et 1 mb/j de plus que les niveaux actuels, selon l’issue des négociations de paix en cours », ont déclaré les analystes d’ANZ dans une note.
« Toutefois, le détroit d’Ormuz reste au centre de l’attention. Toute situation n’entraînant pas une perturbation durable des approvisionnements dans cette voie maritime ne provoquerait probablement que des hausses temporaires des prix du pétrole », ont ajouté les analystes d’ANZ, précisant que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pourrait augmenter sa production pour compenser d’éventuelles perturbations.
Le détroit d’Ormuz demeure une voie maritime essentielle pour le transport mondial de pétrole, l’Iran contrôlant une partie de sa côte nord. Toute escalade impliquant le pays pourrait perturber les flux pétroliers transitant par ce passage stratégique.
Les exportations pétrolières vénézuéliennes devraient augmenter grâce à l’accord avec les États-Unis
Les expéditions de pétrole dans le cadre d’un récent accord d’approvisionnement entre les États-Unis et le Venezuela devraient atteindre environ 2 milliards de dollars d’ici la fin février, selon des responsables américains.
Cet accord fait suite à la prise de contrôle par Washington des opérations d’exportation pétrolière du Venezuela au début de l’année, après la capture du président Nicolás Maduro par les forces américaines, ouvrant la voie à une hausse de la production et des exportations.
Depuis lors, le Venezuela a accru sa production nationale, tandis que de grandes maisons de négoce comme Vitol et Trafigura jouent un rôle central dans la commercialisation du brut du pays. Plusieurs acheteurs en Asie et en Europe — dont l’Inde, grand consommateur de pétrole — devraient recevoir des cargaisons dans les prochaines semaines.
Le retour du pétrole vénézuélien sur les marchés internationaux représente une augmentation notable de l’offre mondiale, un facteur susceptible de peser sur les prix du brut dans les mois à venir. Les craintes d’un excédent d’offre en 2026 ont déjà exercé une pression importante sur les prix ces derniers mois.

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