Hermès dépasse les attentes avec une hausse de 9,8 % des ventes au T4, portée par les États-Unis et le Japon

Hermès (EU:RMS) a publié jeudi une croissance trimestrielle supérieure aux attentes, soutenue par une demande solide aux États-Unis et au Japon.

Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a progressé de 9,8 % à taux de change constants, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur 8,4 %, selon le consensus Visible Alpha. La région Amériques s’est particulièrement distinguée avec une hausse de 12,1 %, nettement au-dessus des anticipations d’environ 9 %, tirée principalement par le marché américain.

Le directeur général Axel Dumas a indiqué que le groupe aborde 2026 avec confiance. Il a précisé que les hausses de prix prévues cette année devraient s’établir en moyenne entre 5 % et 6 %, contre environ 6 % à 7 % en 2025, en raison des effets de change.

« Le modèle Hermès fondé sur un réseau exclusif et qualitatif, ainsi qu’une forte intégration verticale, a une nouvelle fois prouvé son efficacité. Cette stratégie distinctive a permis à la maison d’atteindre une croissance robuste du chiffre d’affaires et de solides performances », a déclaré M. Dumas.

La division phare de la maroquinerie, qui génère l’essentiel des bénéfices du groupe, a enregistré une croissance organique de 14,6 % sur le trimestre. Toutes les activités ont dépassé les attentes, à l’exception du segment parfums et beauté, dont les ventes ont reculé de 14,6 %.

Sur l’ensemble de l’exercice, le résultat opérationnel a atteint 6,57 milliards d’euros, soit une marge de 41 %, légèrement supérieure aux estimations du marché qui tablaient sur 40 %.

« Nous ne nous attendons pas à des révisions significatives des estimations du consensus pour l’exercice 2026 à la suite de ces résultats, que nous considérons solides dans un environnement sectoriel dynamique », a déclaré Piral Dadhania, analyste chez RBC Capital Markets.

Hermès continue de surperformer une grande partie du secteur du luxe, y compris des concurrents tels que LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE. Son positionnement auprès d’une clientèle très fortunée et sa gestion rigoureuse de la rareté des produits ont contribué à atténuer l’impact du ralentissement des dépenses chez les consommateurs de luxe plus sensibles aux prix.

Le groupe a proposé un dividende de 18 euros par action.

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