UBS relève L’Oréal à « acheter » et porte son objectif à 430 € alors que la dynamique des ventes s’améliore

UBS a relevé sa recommandation sur L’Oréal SA (EU:OR) à « acheter », contre « neutre » auparavant, et a augmenté son objectif de cours à 430 €, citant un renforcement de la dynamique commerciale et un profil de risque en amélioration. Le nouvel objectif représente un potentiel d’environ 20 % par rapport au cours de clôture de 358,20 € du 8 janvier, un changement d’avis qui a propulsé le titre en hausse de plus de 4 %.

Cette révision marque une inflexion notable dans l’analyse d’UBS après plus de deux années de croissance modérée pour le leader mondial des cosmétiques. Les analystes estiment qu’une « combinaison rare de facteurs favorables » est désormais en train d’émerger, portée par une accélération de la demande aux États-Unis et en Chine, des gains de parts de marché plus importants et un mix de croissance plus équilibré.

UBS anticipe désormais une croissance des ventes à périmètre comparable de 6,4 % au quatrième trimestre 2025 et de 5,8 % en 2026, au-dessus des attentes du consensus, respectivement de 6,1 % et 5,1 %. Sur une base ajustée, en excluant un impact positif de 110 points de base lié au programme de transformation informatique du groupe, la croissance du quatrième trimestre est estimée à 5,3 %.

« Après 15 mois de croissance des ventes à périmètre comparable (LFL) inférieure à la moyenne historique (LFL moyenne de 3,2 % entre le T3 2024 et le T3 2025), nous anticipons une nette accélération de la dynamique de croissance des ventes de L’Oréal cette année », indiquent les analystes d’UBS.

Selon des estimations de L’Oréal citées par UBS, le marché mondial de la beauté devrait croître d’environ 3,5 % en 2025, en-deçà de sa moyenne de long terme de 4,3 %. La croissance s’est accélérée au fil de l’année, passant d’environ 2 % au premier trimestre à près de 4 % au quatrième trimestre, principalement tirée par les États-Unis et la Chine.

UBS estime que la surperformance de L’Oréal par rapport au marché s’est renforcée, passant de 1,1 fois au premier semestre 2025 à 1,3 fois au second semestre, un niveau qui devrait se maintenir en 2026. Cette dynamique est soutenue par un rythme accru de lancements de produits et par des investissements marketing dans le cadre du plan « beauty stimulus » du groupe.

Des données Nielsen citées par UBS montrent que L’Oréal a enregistré quatre mois consécutifs de gains de parts de marché aux États-Unis supérieurs à 40 points de base, atteignant 80 points de base le mois dernier. En Europe, le groupe a affiché cinq mois consécutifs de gains de parts de marché jusqu’en novembre 2025. L’Amérique du Nord représente 27 % des ventes du groupe et la Chine 15 %, soit 42 % du chiffre d’affaires total, contre 17 % pour la division grand public de Beiersdorf et 28 % pour Unilever.

Sur le plan régional, UBS prévoit désormais une croissance à périmètre comparable de 10,5 % en Amérique du Nord au quatrième trimestre 2025, ou de 6,5 % après ajustement, ainsi qu’une croissance de 4 % en Asie du Nord, qui s’améliorerait à 6 % au premier trimestre 2026.

Concernant les risques, UBS estime qu’ils se sont atténués. La décision de L’Oréal d’augmenter sa participation dans Galderma à 20 %, tout en excluant toute hausse supplémentaire, a réduit les incertitudes liées à l’allocation du capital. La banque souligne également une moindre dépendance aux parfums, qui ont contribué à 24 % de la croissance à périmètre comparable au second semestre 2025, contre 44 % au premier semestre.

En matière de valorisation, L’Oréal se négocie actuellement sur la base d’environ 26,5 fois les bénéfices attendus pour 2026, soit près de 20 % en dessous de sa moyenne sur cinq ans. L’objectif de 430 € d’UBS implique un multiple de 29,5 fois, toujours inférieur aux moyennes de long terme. Cet objectif repose sur un modèle d’actualisation des flux de trésorerie utilisant un coût moyen pondéré du capital (WACC) de 7,6 % et intègre des prévisions de résultats plus élevées, un taux d’actualisation plus faible ainsi qu’une valorisation accrue des participations du groupe dans Sanofi et Galderma.

UBS a relevé sa prévision de bénéfice par action ajusté pour 2026 à 13,57 € et anticipe une progression de la marge opérationnelle à 20,5 % en 2026.

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