Les prix du pétrole ont progressé jeudi alors que les marchés réagissaient à des signaux contradictoires concernant une éventuelle désescalade au Moyen-Orient, tandis que l’Iran examinait une proposition américaine destinée à mettre fin à la guerre.
À 05h33 ET (09h33 GMT), les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mai, référence mondiale du pétrole, étaient en hausse de 4,0 % à 106,34 dollars le baril. Les contrats à terme sur le West Texas Intermediate américain progressaient également de 3,7 % à 93,66 dollars le baril.
Les investisseurs analysaient des signaux diplomatiques encore incertains en provenance de Téhéran, où les autorités examineraient un plan soutenu par les États-Unis visant à mettre fin aux hostilités.
Cependant, l’Iran a publiquement nié mener des négociations directes avec Washington et a indiqué que d’importants désaccords subsistaient. Ce manque de clarté maintient les opérateurs sur leurs gardes.
Les marchés pétroliers ont connu de fortes fluctuations ces dernières semaines, le conflit ayant perturbé les flux énergétiques en provenance du golfe Persique, une région essentielle pour l’approvisionnement mondial en brut. Le Brent a atteint près de 120 dollars le baril plus tôt ce mois-ci en raison des craintes de perturbations de l’offre.
Le détroit d’Ormuz — un couloir maritime crucial par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial — est pratiquement fermé au trafic des pétroliers en raison de la menace d’attaques iraniennes contre les navires.
Mercredi, les prix du pétrole avaient reculé après des informations évoquant la possibilité de négociations entre les États-Unis et l’Iran afin de mettre fin au conflit qui dure depuis près d’un mois.
Les investisseurs surveillent également des signaux contradictoires en provenance de Washington. Des responsables ont averti que des mesures plus sévères pourraient être prises si l’Iran ne coopère pas, tandis que le président américain Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers qu’il souhaiterait voir la guerre se terminer rapidement.
Malgré la volatilité récente, les prix du brut restent nettement supérieurs aux niveaux observés avant le début des combats fin février. Cette hausse alimente les inquiétudes quant à une accélération des pressions inflationnistes dans le monde, ce qui pourrait contraindre les banques centrales à envisager de nouvelles hausses des taux d’intérêt.
« Une perturbation plus prolongée des approvisionnements énergétiques provoquerait un choc beaucoup plus important pour l’activité mondiale, similaire » à celui observé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 et « déclencherait un cycle plus large de resserrement monétaire », ont écrit les analystes de Capital Economics dans une note adressée aux clients.

Leave a Reply