Les actions SPIE reculent après des flux de trésorerie et un bénéfice inférieurs aux attentes en 2025

Les actions de Spie SA (EU:SPIE) ont reculé de plus de 2 % vendredi après que le groupe français de services multi-techniques a publié des résultats 2025 inférieurs aux attentes en matière de flux de trésorerie disponibles et de bénéfice net. Ces performances décevantes s’expliquent par un ralentissement de la croissance organique dans plusieurs divisions au quatrième trimestre et par l’impact d’une charge liée à une obligation convertible, malgré un résultat opérationnel record.

L’EBITA a progressé de 11,4 % pour atteindre 793,5 millions d’euros, en ligne avec le consensus de 791 millions d’euros, tandis que la marge EBITA a atteint un niveau record de 7,6 %, en hausse de 40 points de base.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 4,8 % pour s’établir à 10,38 milliards d’euros, légèrement en dessous du consensus de 10,41 milliards d’euros.

Le bénéfice net ajusté s’est élevé à 457,6 millions d’euros, soit environ 3 % de moins que le consensus de 471 millions d’euros, en raison principalement de charges d’intérêts et d’impôts plus élevées.

Le bénéfice net publié a chuté de 35,4 % à 176,4 millions d’euros, pénalisé par une charge non monétaire de 175,9 millions d’euros liée à la variation de la juste valeur de la composante dérivée de son obligation convertible ORNANE. L’année précédente, cette charge s’élevait à 23,6 millions d’euros.

Le flux de trésorerie disponible a atteint 523,7 millions d’euros, en dessous du consensus de 538 millions d’euros, sous l’effet d’un niveau plus élevé d’impôts payés en trésorerie. Toutefois, la conversion de trésorerie est restée solide à 108 %, au-dessus de l’objectif de 100 % du groupe.

La dette nette hors IFRS 16 a reculé à 1,15 milliard d’euros, avec un levier financier ramené à 1,3 fois contre 1,6 fois un an plus tôt.

La croissance organique du chiffre d’affaires a ralenti à 1,5 % au quatrième trimestre, contre 1,8 % au troisième trimestre. La faiblesse observée en France, en Europe du Nord-Ouest, en Europe centrale et dans Global Services Energy a été partiellement compensée par une forte croissance organique de 6,1 % en Allemagne sur la période.

Sur l’ensemble de l’année, la France a enregistré un recul organique de 1,6 %, avec un EBITA de 240 millions d’euros, soit environ 2 % en dessous du consensus.

La division Global Services Energy a également déçu les attentes en termes de chiffre d’affaires et d’EBITA, avec une baisse organique de 4,4 % contre un recul attendu de 2,8 %. L’Allemagne, principal marché du groupe, a affiché une croissance organique de 5,3 %, conforme aux prévisions.

Spie a relevé son objectif de marge EBITA pour 2028 à 8 %, contre au moins 7,7 % auparavant, avec un EBITA attendu au-dessus d’un milliard d’euros. Jefferies, qui recommande le titre à “conserver” avec un objectif de cours de 46 €, impliquant un potentiel de baisse de 9 % par rapport à la dernière clôture, a noté que le consensus du marché était déjà positionné à 8 %, ce qui limite l’impact de cette révision.

En mars 2026, Spie a signé un accord pour acquérir ROFA Industrial Automation AG en Allemagne, une société générant environ 430 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. L’opération devrait être relutive de quelques points de pourcentage sur le bénéfice par action ajusté dès la première année.

Le président-directeur général Gauthier Louette quittera ses fonctions lors de l’assemblée générale du 30 avril après 23 ans à la tête du groupe. Markus Holzke, actuellement responsable de Spie Allemagne, Suisse et Autriche, a été désigné pour lui succéder.

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