Les actions européennes progressent légèrement mais se dirigent vers de lourdes pertes hebdomadaires sur fond de conflit au Moyen-Orient: DAX, CAC, FTSE100

Les marchés actions européens ont légèrement progressé vendredi, mais le sentiment des investisseurs reste fragile alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit et que les marchés attendent avec prudence la publication des données clés sur l’emploi aux États-Unis.

À 08h05 GMT, le DAX allemand gagnait 0,7 %, le CAC 40 français avançait de 0,3 % et le FTSE 100 britannique progressait de 0,2 %.

Malgré ce rebond, les principaux indices européens se dirigent toujours vers des pertes hebdomadaires d’environ 5 %, ce qui représenterait leur plus forte baisse depuis avril dernier.

Une semaine agitée pour les marchés

Les marchés boursiers ont connu une semaine très volatile alors que les investisseurs tentent d’évaluer la durée et l’intensité potentielles du conflit au Moyen-Orient ainsi que ses conséquences économiques.

Le conflit est désormais entré dans son septième jour et ne montre aucun signe d’accalmie.

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a déclaré jeudi soir que « the amount of firepower over Iran and over Tehran is about to surge dramatically », tandis qu’Israël a indiqué vendredi avoir lancé une vague d’attaques « broad-scale » contre des infrastructures à Téhéran.

L’Iran, en représailles, a visé Israël, les États du Golfe, Chypre, la Turquie et l’Azerbaïdjan, élargissant ainsi le conflit aux pays voisins.

Le président américain Donald Trump, lors d’un entretien téléphonique avec Reuters, a également déclaré que les États-Unis devaient avoir leur mot à dire dans le choix du prochain dirigeant iranien après les frappes aériennes ayant tué le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei la semaine dernière.

Cette situation intervient alors que Mojtaba Khamenei, le fils du guide suprême iranien tué, apparaît comme un favori pour lui succéder, ce qui suggère que le régime iranien ne semble pas prêt à céder sous la pression.

Données économiques attendues dans la zone euro

En dehors des questions géopolitiques, les investisseurs attendent également de nouvelles données sur la croissance de la zone euro.

Le produit intérieur brut de la zone euro devrait afficher une croissance de 0,3 % au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 1,3 % sur un an.

Toutefois, l’attention des marchés devrait surtout se porter sur la publication du rapport mensuel sur l’emploi non agricole aux États-Unis plus tard dans la journée.

Les économistes prévoient que l’économie américaine ait créé 59 000 emplois en février après une hausse de 130 000 en janvier, tandis que le taux de chômage devrait rester stable à 4,3 %.

Les résultats d’entreprises également surveillés

Les investisseurs analysent également les derniers résultats d’entreprises alors que la saison des publications arrive progressivement à son terme.

Deutsche Lufthansa (TG:LHA) a publié un chiffre d’affaires annuel record en 2025 mais avec une marge opérationnelle très limitée, la compagnie aérienne allemande ayant à peine atteint l’équilibre et la direction s’abstenant de donner des prévisions précises pour 2026 en raison des incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient.

IMI (LSE:IMI) a annoncé un programme de rachat d’actions de 500 millions de livres après avoir enregistré une cinquième année consécutive de croissance organique de ses revenus à un chiffre moyen.

Comet Holding (TG:EZP1) a réduit son dividende d’environ deux tiers après l’effondrement de 80 % de son flux de trésorerie disponible en 2025, la faiblesse du dollar et un mix produit défavorable ayant pesé sur les marges malgré une légère hausse des ventes.

Spie (EU:SPIE) a annoncé un bénéfice annuel record, le groupe français ayant franchi pour la première fois la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025.

Le pétrole se dirige vers de forts gains hebdomadaires

Les prix du pétrole sont restés globalement stables vendredi mais restent en route vers de fortes hausses hebdomadaires, la montée des tensions au Moyen-Orient alimentant les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.

Le Brent progressait de 0,3 % à 85,68 dollars le baril et le brut américain West Texas Intermediate gagnait 0,1 % à 81,06 dollars.

Au cours des quatre séances précédentes depuis le début du conflit, le Brent a progressé de 18 % tandis que le WTI a gagné 21 %.

Dans une tentative d’apaiser les inquiétudes sur l’offre, les États-Unis ont annoncé autoriser la vente de pétrole russe à l’Inde pendant une période de 30 jours.

Cependant, cette mesure n’a guère freiné la hausse des prix du pétrole, les traders craignant toujours que le conflit ne perturbe le trafic dans le détroit d’Ormuz, un passage étroit entre l’Iran et Oman par lequel transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole.

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