Les valeurs du luxe reculent alors que le conflit avec l’Iran assombrit les perspectives de consommation au Moyen-Orient

Les actions des groupes du secteur du luxe ont reculé lundi après que des analystes de Morgan Stanley ont averti que l’escalade du conflit impliquant l’Iran pourrait peser sur le moral des consommateurs au Moyen-Orient.

À Paris, les actions du propriétaire de Louis Vuitton LVMH (EU:MC) ont chuté de plus de 3 %, tandis que la maison mère de Gucci, Kering (EU:KER), a perdu 4,3 %. Le groupe suisse Richemont (TG:RITN) a reculé de plus de 6 %, et la marque britannique Burberry (LSE:BRBY) a cédé environ 4 %. Le constructeur de voitures de sport Ferrari (BIT:RACE) a également baissé de 3,8 % lors des échanges préouverture aux États-Unis.

Dans une note de recherche, les analystes de Morgan Stanley ont estimé que le Moyen-Orient représente environ 5 % des ventes totales pour la plupart des acteurs du luxe, les Émirats arabes unis constituant le principal marché national de la région.

Ils ont ajouté que les dépenses régionales ont tendance à s’intensifier vers la fin du mois sacré du Ramadan, en particulier à l’approche de l’Aïd al-Fitr, qui tombe cette année les 19 et 20 mars. Toutefois, la récente flambée de violence pourrait freiner les achats de produits de luxe durant cette période saisonnière clé — souvent appelée « Ramadan rush » — selon les analystes, dont Natasha Bonnet et Edouard Aubin.

Samedi, les États-Unis et Israël ont annoncé des frappes coordonnées visant plusieurs sites en Iran, entraînant la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême Ayatollah Ali Khamenei. Le président américain Donald Trump a appelé l’opposition iranienne à renverser le système politique en place, bien que de nombreux responsables américains restent sceptiques quant à l’éventualité d’un changement de régime imminent, selon Reuters.

Des incertitudes subsistent également quant à la durée de l’implication de Washington dans le conflit. Trump a déclaré au New York Times que les opérations militaires pourraient durer « quatre à cinq semaines ». Il a également refusé de préciser comment une transition politique en Iran pourrait se dérouler, affirmant disposer de « trois très bonnes options » mais qu’il « ne les révélera pas pour l’instant », selon le New York Times.

Les frappes ont entraîné des représailles de Téhéran visant plusieurs sites à travers le Moyen-Orient, notamment dans des pays du Golfe producteurs d’énergie.

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