Le pétrole poursuit sa hausse sur fond de tensions États-Unis–Iran et craintes sur l’offre

Les prix du pétrole ont continué de progresser jeudi, alors que les discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran se déroulaient parallèlement à une intensification de l’activité militaire dans cette région clé pour la production mondiale d’énergie.

À 07h35 GMT, le Brent gagnait 23 cents, soit 0,3 %, à 70,58 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain avançait de 25 cents, ou 0,4 %, à 65,44 dollars le baril.

Les deux références avaient déjà bondi de plus de 4 % mercredi, atteignant leurs plus hauts niveaux de clôture depuis le 30 janvier, les investisseurs intégrant le risque de perturbations de l’offre en cas d’escalade du conflit.

« Oil prices are rallying as the market becomes increasingly concerned over the potential for imminent U.S. action against Iran », ont indiqué les analystes d’ING dans une note jeudi.

« For oil markets, the concern is clearly what action would mean not only for Iranian oil supply, but also broader Persian Gulf oil flows, given the risk of disruption to shipments through the Strait of Hormuz. »

Les médias d’État iraniens ont rapporté que le détroit d’Ormuz avait été fermé temporairement pendant plusieurs heures mardi, sans préciser si la voie maritime avait entièrement rouvert. Environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par ce passage stratégique.

« Tensions between Washington and Tehran remain high, but the prevailing view is that full-scale armed conflict is unlikely, prompting a wait-and-see approach », a déclaré Hiroyuki Kikukawa, stratégiste en chef chez Nissan Securities Investment.

« U.S. President Donald Trump does not want a sharp rise in crude prices, and even if military action occurs, it would likely be limited to short-term air strikes », a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche a indiqué mercredi que des progrès avaient été réalisés lors des discussions nucléaires à Genève, bien que des divergences subsistent. Washington s’attend à ce que Téhéran fournisse davantage de précisions dans les semaines à venir.

L’Iran a également émis un avis aux aviateurs (NOTAM) concernant des lancements de roquettes prévus dans le sud du pays entre 03h30 et 13h30 GMT jeudi, selon le site de la Federal Aviation Administration américaine.

Par ailleurs, les États-Unis ont déployé des navires de guerre à proximité de l’Iran. Le vice-président JD Vance a déclaré que Washington examinait la possibilité de poursuivre l’engagement diplomatique ou d’opter pour « another option ».

En parallèle, les discussions de paix entre l’Ukraine et la Russie à Genève se sont achevées mercredi sans percée. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a accusé Moscou d’entraver les efforts menés par les États-Unis pour mettre fin au conflit qui dure depuis quatre ans.

Du côté de l’offre, des données sectorielles ont soutenu les prix. Selon des sources de marché citant l’American Petroleum Institute, les stocks américains de brut, d’essence et de distillats ont reculé la semaine dernière, à l’inverse des attentes d’un sondage Reuters qui anticipait une hausse de 2,1 millions de barils pour la semaine close le 13 février.

Les chiffres officiels de l’Energy Information Administration américaine sont attendus plus tard dans la journée.

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