Le pétrole réduit ses pertes alors que les marchés évaluent les avancées des discussions USA–Iran

Les prix du pétrole se sont stabilisés mercredi durant la séance asiatique, après avoir chuté d’environ 2 % la veille, les investisseurs analysant les progrès dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran tout en restant prudents quant à la perspective d’un accord final susceptible d’atténuer les risques d’approvisionnement.

À 07h37 GMT, les contrats à terme sur le Brent gagnaient 15 cents, soit 0,22 %, à 67,57 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait de 12 cents, soit 0,19 %, à 62,45 dollars. Les deux références évoluaient près de leurs plus bas niveaux en deux semaines.

Téhéran et Washington ont trouvé mardi un terrain d’entente sur les principaux « principes directeurs » des négociations visant à résoudre leur différend nucléaire de longue date. Toutefois, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a souligné qu’un accord final n’était pas pour autant imminent.

Les analystes restent sceptiques quant à la poursuite des avancées.

« Les prix du pétrole brut semblent prêts pour un rebond technique … Toutefois, un accord finalisé reste lointain et les marchés demeurent prudents quant à la solidité de l’élan diplomatique », a déclaré Sugandha Sachdeva, fondatrice de SS WealthStreet, cabinet de recherche basé à New Delhi.

Par ailleurs, l’Iran et la Russie doivent mener jeudi des exercices navals conjoints en mer d’Oman et dans le nord de l’océan Indien, selon l’agence semi-officielle iranienne Fars. Ces manœuvres interviennent quelques jours après des exercices militaires des Gardiens de la révolution dans le détroit d’Ormuz.

Le cabinet de conseil politique Eurasia Group a indiqué mardi dans une note à ses clients estimer à 65 % la probabilité de frappes militaires américaines contre l’Iran d’ici la fin avril.

Les investisseurs attendent également les nouvelles données sur les stocks américains, avec le rapport hebdomadaire de l’American Petroleum Institute prévu plus tard mercredi et les chiffres officiels de l’Energy Information Administration attendus jeudi.

Un sondage Reuters auprès d’analystes suggère que les stocks de brut américains auraient augmenté la semaine dernière, tandis que les réserves d’essence et de distillats auraient diminué.

Les estimations tablent sur une hausse d’environ 2,3 millions de barils des stocks de brut pour la semaine se terminant le 13 février. Les stocks d’essence auraient reculé d’environ 200 000 barils, et les distillats — comprenant le diesel et le fioul domestique — auraient diminué d’environ 1,6 million de barils.

Par ailleurs, les négociateurs ukrainiens et russes ont conclu mardi à Genève la première journée de pourparlers de paix sous médiation américaine, tandis que le président Donald Trump a exhorté Kyiv à avancer rapidement vers un accord pour mettre fin au conflit qui dure depuis quatre ans.

« Tout changement dans cet axe géopolitique pourrait ajouter une prime de risque (aux prix) », a ajouté Sachdeva.

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