Les prix de l’or et de l’argent ont augmenté lors des échanges asiatiques mercredi, après la publication de ventes au détail américaines plus faibles que prévu, alimentant les attentes d’un ralentissement économique. Les investisseurs attendent désormais les chiffres de l’emploi pour des indications plus claires.
Malgré des gains cette semaine, les métaux précieux restent volatils après leur correction depuis les sommets historiques de fin janvier. La baisse récente du dollar et les données économiques plus faibles n’ont apporté qu’un soutien limité. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient n’ont pas non plus ravivé fortement la demande de valeur refuge.
L’or au comptant a progressé de 0,6 % à 5 052,11 dollars l’once, tandis que les contrats à terme d’avril ont gagné 0,9 % à 5 076,40 dollars. Les prix demeurent environ 600 dollars en dessous de leurs records récents.
L’argent au comptant a avancé de 1,7 % à 82,1375 dollars l’once, et le platine de 2,1 % à 2 130,63 dollars.
Faiblesse du dollar et soutien aux métaux
Les métaux précieux avaient légèrement reculé mardi avant de rebondir après des ventes au détail inférieures aux attentes.
Les analystes d’ANZ ont indiqué que la récente hausse de l’or s’était interrompue par crainte que le métal ait « couru trop fort, trop vite ».
« Avec un positionnement spéculatif désormais largement purgé du marché, les investisseurs recherchent le prochain catalyseur pour une nouvelle hausse. Les données économiques faibles aux États-Unis ont suscité certains achats », ont déclaré les analystes d’ANZ.
Les données suggèrent un ralentissement des dépenses des ménages américains dans un contexte d’inflation persistante et de tensions sur le marché du travail.
En attente des chiffres de l’emploi et de l’inflation
Les chiffres des créations d’emplois, attendus plus tard dans la journée, pourraient offrir davantage de clarté. Une faiblesse durable renforcerait les anticipations de baisse des taux.
Des taux plus bas soutiennent généralement l’or et les actifs non rémunérés.
Cependant, l’incertitude sur la politique monétaire reste élevée, notamment après la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed.
Au-delà des chiffres de l’emploi, l’attention se tourne vers l’indice des prix à la consommation publié vendredi. L’emploi et l’inflation demeurent les deux principaux critères pour ajuster les taux.

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