Les prix du pétrole ont progressé mercredi, soutenus par des risques géopolitiques persistants liés à des négociations fragiles entre Washington et Téhéran, tandis que des signes d’absorption progressive de l’excédent d’offre — portés par une demande plus soutenue en Inde — ont également contribué à la hausse.
Le Brent a gagné 57 cents, soit 0,83 %, à 69,37 dollars le baril à 07h11 GMT. Le WTI américain a avancé de 56 cents, soit 0,88 %, à 64,52 dollars.
« Le pétrole conserve une prime haussière liée aux risques extrêmes alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent mais restent fragiles, soutenant la prime de risque sur le détroit d’Ormuz dans un contexte de sanctions persistantes, de menaces tarifaires liées au commerce iranien et de présence militaire américaine accrue dans la région », ont écrit les analystes de LSEG.
Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué mardi que les discussions nucléaires avec Washington avaient permis à Téhéran d’évaluer le sérieux de la position américaine et démontré un consensus suffisant pour poursuivre la voie diplomatique.
Des diplomates iraniens et américains se sont rencontrés en Oman la semaine dernière afin de relancer le dialogue, après que le président Donald Trump a déployé une flottille navale dans la région, ravivant les craintes d’une escalade militaire.
Les prix avaient d’abord reculé après que le ministre omanais des Affaires étrangères eut qualifié les discussions de constructives, mais l’optimisme s’est estompé après des informations évoquant l’envoi éventuel d’un second porte-avions américain au Moyen-Orient en cas d’échec des négociations, ont noté les analystes d’ANZ.
Trump a déclaré mardi envisager l’envoi d’un autre porte-avions, alors que les deux parties se préparent à reprendre les négociations pour éviter un nouveau conflit.
Par ailleurs, les marchés ont progressivement absorbé les barils excédentaires accumulés fin 2025.
« Avec le pétrole conventionnel transporté par mer revenant à des niveaux normaux et une demande en hausse en Inde, les prix du pétrole devraient rester soutenus à court terme », a déclaré Xavier Tang, analyste chez Vortexa.
Les raffineurs indiens réduisent leurs achats de pétrole russe afin de faciliter un accord commercial avec Washington, augmentant leurs importations en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Ouest.
Les investisseurs attendent également les données hebdomadaires sur les stocks américains publiées par l’Energy Information Administration.
Selon un sondage Reuters, les stocks de brut auraient augmenté d’environ 800 000 barils au cours de la semaine au 6 février, tandis que les stocks de distillats et d’essence auraient diminué respectivement d’environ 1,3 million et 400 000 barils.
D’après des sources de marché citant l’American Petroleum Institute, les stocks de brut américains ont bondi de 13,4 millions de barils sur la semaine terminée le 6 février.

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