Les actions américaines pourraient encore reculer à l’ouverture: Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures

Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains signalent une ouverture légèrement en baisse mercredi, laissant entrevoir de nouvelles pertes après la forte correction observée lors de la séance précédente.

Le climat reste fragile, les investisseurs étant préoccupés par le risque d’une guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe, liée aux efforts du président Donald Trump pour prendre le contrôle du Groenland. Ces inquiétudes continuent de peser sur Wall Street.

Les marchés pourraient également réagir aux propos de Trump au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, où le président s’exprime actuellement.

Après avoir terminé la séance agitée de vendredi dernier en légère baisse, les marchés américains ont subi des pressions bien plus marquées mardi. Les trois grands indices ont fortement reculé, prolongeant les pertes enregistrées la semaine précédente.

Les ventes se sont accentuées en fin de séance, les indices clôturant près de leurs plus bas du jour. Le Dow Jones Industrial Average a chuté de 870,74 points (-1,8 %) à 48.488,59, le Nasdaq Composite a plongé de 561,07 points (-2,4 %) à 22.954,32, et le S&P 500 a reculé de 143,15 points (-2,1 %) à 6.796,86.

Ce repli marqué de Wall Street s’explique par le regain d’inquiétudes concernant une possible guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe, liée aux ambitions de Trump sur le Groenland.

Le président a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane à plusieurs pays européens s’ils s’opposaient à la tentative américaine d’acheter le territoire danois, qu’il juge crucial pour la sécurité nationale.

Dans un message publié sur Truth Social, Trump a annoncé son intention d’instaurer des droits de douane de 10 % sur les importations en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande à compter du 1er février.

Il a ajouté que ces tarifs seraient relevés à 25 % à partir du 1er juin et resteraient en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord permettant aux États-Unis d’acheter le Groenland.

« Les commentaires du président américain selon lesquels il n’y a “aucun retour en arrière” possible sur le Groenland ont fait chuter brutalement les indices américains aujourd’hui, alors que le monde tente de déterminer s’il s’agit d’un nouveau jeu stratégique masqué par des rodomontades ou s’il est réellement sérieux dans une tentative d’accaparement de territoire appartenant à un allié de l’OTAN », a déclaré Danni Hewson, responsable de l’analyse financière chez AJ Bell.

Elle a ajouté : « Rien ne garantit que la tension puisse être apaisée cette fois-ci, et la hausse continue du prix de l’or suggère que beaucoup espèrent le meilleur tout en cherchant à renforcer davantage leurs portefeuilles avec des valeurs refuges. »

Sur le plan sectoriel, les valeurs immobilières ont affiché certaines des pires performances mardi, faisant reculer l’indice Philadelphia Housing Sector de 2,5 %.

Les compagnies aériennes ont également fortement souffert, l’indice NYSE Arca Airline perdant 2,4 %.

La faiblesse s’est aussi étendue aux secteurs des réseaux, du courtage et du commerce de détail, tandis que les valeurs liées à l’or ont fortement progressé dans le sillage de la hausse du métal précieux.

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