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  • Les contrats à terme de Wall Street progressent alors que les tensions au Moyen-Orient, le pétrole et les résultats des géants technologiques dominent les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street progressent alors que les tensions au Moyen-Orient, le pétrole et les résultats des géants technologiques dominent les marchés : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont évolué en légère hausse lundi, les investisseurs surveillant l’aggravation des tensions au Moyen-Orient tout en se préparant à une semaine marquée par les résultats financiers des plus grandes entreprises technologiques américaines.

    En début de séance, les contrats à terme sur le Dow Jones gagnaient environ 50 points (+0,1 %), ceux sur le S&P 500 progressaient de 0,2 %, tandis que les contrats sur le Nasdaq 100 avançaient de 0,5 %, soutenus par les attentes entourant les publications des grandes valeurs technologiques.

    Wall Street avait terminé en baisse vendredi, les investisseurs s’interrogeant de plus en plus sur la pérennité des dépenses massives consacrées à l’intelligence artificielle. Si l’IA reste un moteur essentiel de la hausse des marchés cette année, certains gestionnaires ont commencé à réduire leur exposition au secteur.

    Les fabricants de semi-conducteurs ont été particulièrement touchés, l’indice Philadelphia Semiconductor ayant perdu plus de 20 % par rapport à son sommet de juin, entrant ainsi en marché baissier.

    Les analystes de Vital Knowledge ont déclaré : “For tech investors, bears won the week overwhelmingly, although the slump was more a function of narrative shift and technical dislocation (extremely crowded and complacent positioning and bullish but stale sentiment) than incrementally negative news flow.”

    Les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent au cœur des préoccupations

    Le risque géopolitique demeure un facteur majeur après une neuvième journée consécutive d’opérations militaires américaines contre l’Iran, renforçant les inquiétudes concernant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

    L’Iran a affirmé que deux pétroliers avaient été touchés et immobilisés, tandis que les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques contre des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït et en Syrie. Bahreïn a également signalé le déclenchement de sirènes d’alerte.

    Les marchés continuent de surveiller de près cette escalade, qui menace les flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

    Le Brent repasse au-dessus de 90 dollars le baril

    Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression en raison des inquiétudes persistantes concernant l’approvisionnement mondial.

    Le Brent a gagné 2,8 % à 90,56 dollars le baril, retrouvant le seuil des 90 dollars, tandis que le WTI américain progressait de 2,3 % à 84,39 dollars.

    Après avoir dépassé les 110 dollars plus tôt cette année avant de reculer à la suite du cessez-le-feu de juin, le Brent repart désormais à la hausse avec la reprise des hostilités.

    Cette augmentation des prix de l’énergie ravive les craintes inflationnistes et pourrait conduire les banques centrales à maintenir des politiques monétaires restrictives plus longtemps.

    Moonshot AI préparerait une introduction en Bourse à Hong Kong

    Selon Bloomberg News, la société chinoise Moonshot AI préparerait une introduction en Bourse à Hong Kong dans les six prochains mois.

    L’entreprise basée à Pékin mènerait également un nouveau tour de financement privé qui pourrait la valoriser à plus de 30 milliards de dollars.

    L’intérêt des investisseurs s’est renforcé depuis le lancement de son modèle d’intelligence artificielle Kimi K3, même si la société reconnaît rester derrière Claude Fable 5 d’Anthropic et GPT-5.6 d’OpenAI.

    SpaceX vise un nouveau vol d’essai de Starship

    SpaceX (NASDAQ:SPCX) prévoit de lancer jeudi le treizième vol d’essai de Starship après l’annulation du précédent lancement quelques minutes avant le décollage en raison d’un problème moteur.

    La mission visera notamment un lancement réussi, la séparation des étages et un atterrissage contrôlé, tout en transportant des satellites Starlink V3.

    À la suite de cette annonce, l’action SpaceX a progressé de plus de 1 % lors des échanges hors séance.

  • Les marchés européens reculent avant la réunion de la BCE et les résultats des géants américains de la technologie: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent avant la réunion de la BCE et les résultats des géants américains de la technologie: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont ouvert en légère baisse lundi, les investisseurs privilégiant la prudence avant une semaine marquée par les résultats des grandes entreprises technologiques américaines, la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et plusieurs événements politiques majeurs au Royaume-Uni.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 a reculé de 0,2 % en début de séance, dans le prolongement de la faiblesse observée après la forte correction des valeurs technologiques mondiales la semaine dernière, les investisseurs réévaluant les valorisations liées à l’intelligence artificielle.

    À Londres, le FTSE 100 a perdu 0,4 %, tandis que le DAX allemand reculait de 0,2 %. L’IBEX 35 espagnol a également cédé 0,4 %.

    Le climat de marché est resté affecté par la poursuite du conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui continue d’alimenter les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques et les perspectives économiques mondiales.

    Le Brent a progressé de 2,2 % supplémentaires, renforçant les craintes qu’une hausse durable des prix de l’énergie ne ravive les pressions inflationnistes dans la zone euro.

    Cette hausse des prix du pétrole ajoute de l’incertitude avant la réunion de la BCE prévue jeudi. Les marchés anticipent majoritairement un maintien du taux de dépôt à 2,25 % après la hausse de juin, mais les investisseurs seront attentifs aux indications concernant la trajectoire future de la politique monétaire.

    De nombreux analystes estiment que le rebond des prix du pétrole et du gaz pourrait conduire la présidente de la BCE, Christine Lagarde, à adopter un ton prudent, laissant ouverte la possibilité de nouveaux relèvements des taux si les pressions inflationnistes persistent.

    Les résultats des géants technologiques américains au centre de l’attention

    Même si les marchés européens sont moins exposés aux valeurs technologiques que Wall Street, de nombreuses entreprises cotées restent fortement dépendantes des investissements des principaux groupes technologiques américains.

    Les investisseurs attendent les résultats trimestriels d’Alphabet (NASDAQ:GOOG), Tesla (NASDAQ:TSLA) et Intel (NASDAQ:INTC), qui devraient fournir des indications importantes sur la demande en infrastructures d’intelligence artificielle, en semi-conducteurs et en technologies d’entreprise.

    Leurs perspectives seront également déterminantes pour les entreprises européennes actives dans les secteurs des semi-conducteurs, de l’ingénierie et des technologies industrielles.

    Les valeurs de l’énergie progressent tandis que les compagnies aériennes reculent

    La hausse des cours du pétrole a soutenu les valeurs énergétiques européennes, avec Shell (LSE:SHEL), BP (LSE:BP.) et TotalEnergies (LSE:TTE), qui ont chacune gagné plus de 1 %.

    À l’inverse, les compagnies aériennes ont reculé, les investisseurs anticipant une augmentation des coûts du carburant. Ryanair (LSE:0A2U) et Lufthansa (TG:LHA) ont perdu plus de 2 %.

    Parmi les valeurs individuelles, Segro (LSE:SGRO) a cédé environ 1,5 % après avoir rejeté une offre de rachat améliorée de Prologis.

  • Les rendements obligataires de la zone euro progressent alors que la hausse du pétrole renforce les anticipations d’une BCE plus restrictive

    Les rendements obligataires de la zone euro progressent alors que la hausse du pétrole renforce les anticipations d’une BCE plus restrictive

    Les rendements des obligations souveraines de la zone euro ont progressé lundi, la hausse des prix du pétrole et les nouvelles tensions géopolitiques renforçant les attentes d’une politique monétaire restrictive de la Banque centrale européenne (BCE) pendant une période prolongée.

    Les coûts d’emprunt ont augmenté sur l’ensemble de la courbe des taux, aussi bien pour les échéances courtes que longues, prolongeant la tendance observée depuis le début du mois alors que les investisseurs réévaluent les perspectives d’inflation.

    Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence de la zone euro, est monté aux alentours de 3,14 %, restant proche de son plus haut niveau depuis la fin du mois de mai.

    Les obligations à court terme ont également subi des pressions, le rendement du Bund allemand à deux ans, particulièrement sensible aux anticipations de taux, progressant jusqu’à environ 2,79 %, signe que les marchés anticipent des taux d’intérêt durablement élevés.

    Cette évolution intervient alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran continue d’alimenter les inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial. Le Brent a gagné 2,2 % supplémentaires lundi, renforçant les craintes d’un impact durable sur l’inflation en zone euro.

    Les investisseurs estiment qu’une hausse prolongée des prix de l’énergie pourrait compliquer les efforts de la BCE pour ramener l’inflation vers son objectif, conduisant les marchés à revoir leurs anticipations concernant un éventuel assouplissement monétaire.

    L’attention se tourne désormais vers la réunion de politique monétaire de la BCE prévue jeudi. Si la banque centrale devrait maintenir son taux de dépôt à 2,25 % après la hausse de 25 points de base décidée en juin, les marchés seront particulièrement attentifs aux commentaires de la présidente Christine Lagarde.

    Les investisseurs s’attendent à ce que la BCE réaffirme son approche fondée sur les données économiques tout en laissant ouverte la possibilité d’un nouveau resserrement si les pressions inflationnistes, notamment liées aux prix de l’énergie, persistent.

  • Les prix du gaz en Europe atteignent un sommet depuis mars sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz

    Les prix du gaz en Europe atteignent un sommet depuis mars sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz

    Les prix de gros du gaz naturel en Europe ont fortement progressé lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis la fin du mois de mars, alors que la recrudescence des tensions au Moyen-Orient a ravivé les inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement mondial en gaz naturel liquéfié (GNL).

    Le contrat néerlandais à échéance rapprochée, référence du marché européen, a gagné 3,45 % en milieu de matinée, tandis que le contrat britannique équivalent a progressé de 3,52 %, illustrant la nervosité croissante des marchés de l’énergie.

    Cette hausse fait suite aux informations selon lesquelles un navire commercial a pris feu après une attaque dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport de l’énergie.

    Près d’un cinquième des exportations mondiales de GNL transitent par le détroit d’Ormuz, principalement en provenance des grands producteurs du Golfe. Toute menace pesant sur cette route est suivie de très près par les marchés européens, désormais fortement dépendants des importations de GNL.

    Depuis la forte baisse des livraisons de gaz russe par gazoduc ces dernières années, l’Europe s’appuie davantage sur le GNL transporté par voie maritime pour répondre aux besoins de chauffage et soutenir son activité industrielle.

    La montée des tensions maritimes intervient également alors que les prix mondiaux du pétrole ont progressé de 2,2 %, renforçant la hausse des contrats de gaz indexés sur le pétrole.

    Même si les cargaisons de GNL continuent de traverser le détroit d’Ormuz sous une sécurité renforcée, les opérateurs estiment que le marché intègre désormais une prime de risque géopolitique plus élevée. Les incidents de sécurité ont entraîné une forte augmentation des primes d’assurance contre les risques de guerre, un coût désormais répercuté sur les prix du gaz en Europe.

  • Air France-KLM recule après l’abaissement de sa recommandation par Kepler à la suite de la forte hausse du titre

    Air France-KLM recule après l’abaissement de sa recommandation par Kepler à la suite de la forte hausse du titre

    Les actions d’Air France-KLM (EU:AF) ont reculé après que Kepler Cheuvreux a abaissé sa recommandation de Conserver à Réduire, estimant que la récente envolée du titre laisse désormais peu de potentiel de hausse supplémentaire malgré un relèvement de son objectif de cours.

    Kepler estime que la hausse est allée trop loin

    L’analyste de Kepler, Marc Zeck, a déclaré qu’Air France-KLM « surperforme le secteur depuis le début de la crise iranienne et se négocie désormais dans le haut de sa fourchette de prix des cinq dernières années », ajoutant qu’il estime que la hausse du titre « a été quelque peu excessive ».

    Les actions du transporteur aérien perdaient 3,5 % à la Bourse de Paris à 10h37 GMT.

    Kepler a relevé son objectif de cours de 10,50 € à 11,50 €, mais ce nouvel objectif représente encore un potentiel de baisse d’environ 11 % par rapport au cours de clôture de jeudi.

    Peu de catalyseurs à court terme

    Marc Zeck a indiqué qu’Air France-KLM propose « l’offre de cabine premium la plus équilibrée et de la plus haute qualité » parmi les compagnies suivies par Kepler.

    Il estime toutefois que la forte reprise du cours de l’action, combinée à l’absence de catalyseurs propres à l’entreprise à court terme, limite désormais l’intérêt du titre.

    Les prévisions de bénéfices de Kepler pour les deux prochaines années restent légèrement inférieures au consensus, ce qui le laisse « sans véritable potentiel évident de hausse des bénéfices à moyen terme à mettre en avant », a précisé l’analyste.

    Une valorisation attractive mais insuffisante

    Même si Air France-KLM demeure l’action la moins chère en termes de valorisation parmi les sociétés couvertes par Kepler, Marc Zeck souligne que cela « est le cas depuis un certain temps » et ne voit aucun élément susceptible de modifier rapidement cette situation.

    « Avec peu de moteurs de croissance des bénéfices à venir et un potentiel limité de revalorisation, nous n’avons guère d’autre choix que d’abaisser notre recommandation de Conserver à Réduire et d’attendre un meilleur point d’entrée », a ajouté l’analyste.

    Des prévisions globalement proches du consensus

    Les estimations de Kepler à moyen terme restent globalement alignées sur le consensus concernant le chiffre d’affaires, les coûts du carburant et les autres coûts d’exploitation.

    Le courtier prévoit un bénéfice pour l’exercice 2026 inférieur d’environ 2 % au consensus en raison d’hypothèses de revenus légèrement plus prudentes, même si cet écart devrait progressivement disparaître au fil de la décennie.

    Kepler prévoit également que le prix du kérosène reculera à environ 1 000 dollars par tonne au quatrième trimestre 2026, avant de tomber à environ 900 dollars par tonne au quatrième trimestre 2027.

    Des attentes plus prudentes pour les activités MRO

    Kepler adopte également une approche plus prudente concernant les activités de maintenance, réparation et révision (MRO) d’Air France-KLM.

    Le courtier souligne que le consensus anticipe une progression de l’EBIT du MRO de 10 % par an jusqu’à la fin de la décennie, un rythme que Marc Zeck juge « trop agressif », car il dépasse largement les attentes du marché pour les activités MRO de Lufthansa.

  • L’inflation de la zone euro ralentit à 2,8 % en juin grâce à un apaisement des pressions sur les prix

    L’inflation de la zone euro ralentit à 2,8 % en juin grâce à un apaisement des pressions sur les prix

    L’inflation annuelle dans la zone euro est retombée à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai, selon les données définitives publiées vendredi par Eurostat.

    Ce chiffre confirme l’estimation préliminaire publiée précédemment et ressort en dessous des attentes des économistes, qui tablaient sur une inflation de 3,0 %. Sur un mois, les prix à la consommation des 21 pays utilisant l’euro ont reculé de 0,1 %, conformément à la première estimation.

    Le recul des prix de l’énergie et de l’alimentation soutient la désinflation

    Avec cette publication, l’inflation moyenne du deuxième trimestre s’établit à 3,0 %, un niveau inférieur à la prévision de 3,2 % formulée par la Banque centrale européenne.

    Les économistes de Capital Economics estiment que cette baisse s’explique notamment par le recul des prix des carburants, qui a réduit l’inflation énergétique. Les prix de l’alimentation ont également poursuivi leur ralentissement.

    L’inflation sous-jacente est revenue à 2,4 %, effaçant la hausse enregistrée en mai, lorsque les services liés au tourisme avaient fortement progressé. Ce niveau correspond à celui observé en février.

    Selon Capital Economics, les compagnies aériennes auraient absorbé une grande partie de la hausse du coût du carburant aérien provoquée par les perturbations de l’approvisionnement pétrolier liées au conflit avec l’Iran, limitant ainsi l’impact sur les consommateurs.

    La BCE reste attentive aux risques inflationnistes

    Même si les prix de l’énergie se sont modérés en juin grâce notamment à un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, la reprise récente des frappes entre les deux pays a ravivé les tensions sur le marché pétrolier et les craintes d’un retour de l’inflation.

    Le mois dernier, la Banque centrale européenne a relevé ses taux d’intérêt afin de freiner la hausse des prix, avertissant que le conflit au Moyen-Orient pourrait continuer à alimenter les pressions inflationnistes.

    Hors énergie et produits alimentaires non transformés, l’inflation harmonisée de la zone euro s’est établie à 2,1 % sur un an et à 0,2 % par rapport au mois précédent.

  • L’or se redresse légèrement mais se dirige vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis juin

    L’or se redresse légèrement mais se dirige vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis juin

    Les prix de l’or ont légèrement progressé vendredi grâce à des achats à bon compte après le fort recul de la veille. Malgré ce rebond, le métal précieux reste en passe d’enregistrer sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le début du mois de juin, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent d’alimenter les inquiétudes inflationnistes.

    À 03h12 ET (07h12 GMT), l’or au comptant (XAU/USD) gagnait 0,47 % à 3 995,35 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or progressaient de 0,18 % à 3 999,22 dollars. L’argent (XAG/USD) reculait de 0,18 % à 55,43 dollars l’once et le platine (XPT/USD) perdait 2 % à 1 589,57 dollars.

    L’or s’oriente vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis début juin

    Malgré la reprise observée vendredi, l’or affichait toujours une baisse d’environ 3 % sur la semaine, les investisseurs privilégiant le dollar américain et les actifs offrant un rendement.

    Le mouvement vendeur s’est accéléré après les nouvelles frappes américaines contre des cibles iraniennes jeudi, au lendemain d’une attaque ayant endommagé un pétrolier près du principal terminal d’exportation iranien. Cette nouvelle escalade a soutenu les prix du pétrole et ravivé les craintes d’un retour des pressions inflationnistes.

    Des prix de l’énergie plus élevés pourraient compliquer les perspectives de politique monétaire de la Réserve fédérale en maintenant l’inflation au-dessus de son objectif. Un tel scénario favoriserait des taux d’intérêt durablement élevés, soutenant le dollar et les rendements obligataires au détriment de l’or, qui ne génère pas de rendement.

    Même si les dernières statistiques américaines sur les prix à la consommation et à la production ont montré un ralentissement des pressions inflationnistes, les marchés restent préoccupés par le fait que la hausse récente des prix du pétrole pourrait inverser la tendance désinflationniste.

    La Réserve fédérale reste prudente

    Les responsables de la Réserve fédérale continuent de souligner que les risques inflationnistes demeurent malgré les signes récents de modération des prix.

    Tony Sycamore, Senior Market Analyst chez IG, a estimé que l’absence d’un rebond plus marqué après les chiffres américains du CPI et du PPI, inférieurs aux attentes, n’était « pas un signal particulièrement encourageant » pour les perspectives de l’or à court terme.

    Il a ajouté : « Le recul enregistré pendant la nuit met désormais sérieusement à l’épreuve l’idée que l’or a établi une base autour du point bas de fin juin à 3 942 dollars. »

    Selon lui, une cassure nette sous ce niveau pourrait ouvrir la voie au plus bas d’octobre 2025, situé autour de 3 886 dollars, tandis qu’un franchissement de la résistance proche de 4 140 dollars améliorerait les perspectives techniques.

    « Pour l’instant, le métal entame la séance dans une position délicate, pénalisé par la vigueur du dollar et les flux vers les actifs jugés moins risqués », a-t-il ajouté.

    Depuis plusieurs semaines, l’or évolue autour du seuil psychologique des 4 000 dollars l’once, les responsables de la Réserve fédérale, dont Kevin Warsh, Christopher Waller et John Williams, rappelant que l’inflation reste trop élevée pour justifier un assouplissement de la politique monétaire.

    La banque centrale continue d’indiquer que l’inflation demeure supérieure à son objectif de 2 % et qu’elle attendra des preuves durables d’un ralentissement des pressions sur les prix avant d’envisager un assouplissement monétaire.

  • Les prix du pétrole restent modérés mais se dirigent vers une forte hausse hebdomadaire sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole restent modérés mais se dirigent vers une forte hausse hebdomadaire sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran

    Les prix du pétrole ont légèrement progressé vendredi et restent en bonne voie pour enregistrer une forte hausse sur la semaine, l’intensification du conflit entre les États-Unis et l’Iran continuant d’alimenter les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en provenance du Moyen-Orient.

    À 04h10 ET (08h10 GMT), le Brent gagnait 0,2 % à 84,38 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait de 0,6 % à 78,71 dollars le baril.

    Malgré des échanges relativement calmes au cours de la séance, les deux références s’orientaient vers une hausse hebdomadaire supérieure à 10 %, soutenues par une prime de risque géopolitique plus élevée après la récente escalade militaire.

    Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, a déclaré : « Il n’y a pas de véritable sentiment d’urgence sur les marchés pétroliers à l’heure actuelle. »

    Il a ajouté : « Des événements particulièrement importants se sont produits et, dans le contexte des derniers mois, ils auraient probablement propulsé les prix du pétrole brut vers les trois chiffres. »

    Tôt vendredi, les forces armées iraniennes ont annoncé une nouvelle série de frappes contre des installations américaines au Moyen-Orient, notamment ce qu’elles ont présenté comme leur première attaque directe en Syrie.

    Cette offensive est intervenue après une sixième nuit consécutive de frappes américaines contre des cibles iraniennes, Washington affirmant que ces opérations visaient à réduire les capacités militaires de l’Iran.

    Téhéran a réitéré ses menaces concernant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en carburants.

    Les données récentes montrent que le trafic maritime dans ce passage stratégique ralentit de nouveau après le rétablissement d’un blocus naval américain autour des ports iraniens.

    Les opérateurs évaluent désormais le risque de perturbations prolongées de l’offre tout en tenant compte de la capacité d’autres producteurs à compenser une éventuelle baisse des exportations iraniennes.

    Les efforts diplomatiques restent également suivis de près. Selon plusieurs informations, le Qatar, l’Égypte et le Pakistan poursuivent leurs initiatives de médiation malgré l’effondrement apparent de l’accord de cessez-le-feu conclu en juin.

    Par ailleurs, les statistiques américaines publiées cette semaine ont confirmé un resserrement de l’offre de pétrole brut.

    L’Energy Information Administration (EIA) a indiqué que les stocks américains de pétrole brut avaient diminué de 1,7 million de barils lors de la semaine close le 10 juillet, à 409,7 millions de barils. Les stocks d’essence ont également reculé de 1,5 million de barils.

    Plus tôt dans la semaine, l’American Petroleum Institute (API) avait fait état d’une baisse d’environ 564 000 barils des stocks américains de pétrole brut sur la même période, un recul inférieur aux attentes des analystes.

  • Les contrats à terme de Wall Street reculent, Netflix déçoit et les tensions au Moyen-Orient s’intensifient : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme de Wall Street reculent, Netflix déçoit et les tensions au Moyen-Orient s’intensifient : Dow Jones, S&P, Nasdaq

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains ont évolué en baisse vendredi, les investisseurs restant préoccupés par les perspectives des dépenses liées à l’intelligence artificielle et par l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

    À 02h57 ET (06h57 GMT), les contrats à terme sur le Dow Jones perdaient 336 points (-0,6 %), ceux du S&P 500 reculaient de 66 points (-0,9 %) et ceux du Nasdaq 100 abandonnaient 488 points (-1,7 %).

    Ce mouvement fait suite au repli enregistré jeudi à Wall Street, où le Dow Jones Industrial Average a perdu 0,2 %, le S&P 500 0,5 % et le Nasdaq Composite 1,47 %.

    Selon les analystes de Vital Knowledge, les inquiétudes entourant le secteur de l’intelligence artificielle demeurent le principal moteur du sentiment de marché, devant les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les valeurs technologiques, notamment les fabricants de puces mémoire, ont continué de sous-performer.

    Les analystes de Vital Knowledge ont déclaré : « La liste des préoccupations semblera familière à tous ceux qui suivent ce secteur : l’absence de flux de trésorerie disponibles pour les hyperscalers et les neoclouds, des coûts qui semblent augmenter plus vite que les revenus, la dépendance aux marchés financiers […] pour financer les dépenses d’investissement […], l’importante vague d’émissions de dette et de capitaux qui déferle sur les marchés, la dégradation des perspectives financières et fondamentales des laboratoires d’IA de pointe […], ainsi que les interrogations sur une éventuelle surcapacité des centres de données. »

    Netflix recule après des prévisions inférieures aux attentes

    Les actions Netflix (NASDAQ:NFLX) ont chuté de plus de 8 % dans les échanges après Bourse après que le groupe a publié des prévisions pour le troisième trimestre inférieures aux attentes des analystes, ravivant les interrogations sur le rythme de sa croissance.

    Netflix prévoit un bénéfice par action de 0,82 dollar, contre un consensus de 0,84 dollar. Le chiffre d’affaires est attendu à 12,86 milliards de dollars, en dessous des 13,0 milliards anticipés par le marché.

    Dans sa lettre aux actionnaires, le groupe a indiqué que sa performance financière « reste solide », ajoutant qu’il est « en bonne voie pour atteindre nos objectifs pour l’année ».

    À partir de janvier 2027, Netflix publiera également ses données sur les heures de visionnage une fois par an au lieu de deux, afin de mettre davantage l’accent sur les indicateurs financiers tels que le chiffre d’affaires et le résultat opérationnel. L’entreprise a cessé de publier le nombre d’abonnés trimestriels en 2025.

    Les investisseurs attendent une nouvelle vague de résultats

    Plusieurs entreprises publieront leurs résultats avant l’ouverture de Wall Street, notamment The Travelers Companies (NYSE:TRV), Truist Financial Corporation (NYSE:TFC), Fifth Third Bancorp (NASDAQ:FITB) et Regions Financial Corporation (NYSE:RF).

    Les investisseurs continuent d’évaluer l’impact des dépenses dans l’intelligence artificielle, de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations potentielles de l’approvisionnement liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

    Vital Knowledge souligne toutefois que « les commentaires macroéconomiques des équipes dirigeantes ont été globalement rassurants ».

    Les dernières statistiques américaines sont également encourageantes : les ventes au détail hors automobile restent solides, les inscriptions au chômage reculent, l’activité manufacturière progresse dans le nord-est des États-Unis et l’inflation, tant pour les consommateurs que pour les producteurs, a été plus faible que prévu.

    Les États-Unis et l’Iran poursuivent leurs échanges de frappes

    Les tensions militaires se sont encore intensifiées vendredi après que l’Iran a lancé de nouvelles attaques contre des installations américaines au Moyen-Orient en réponse aux frappes américaines contre des objectifs militaires iraniens.

    Le Commandement central américain a confirmé avoir achevé une sixième nuit consécutive d’opérations contre l’Iran, précisant que les frappes visaient à affaiblir les capacités militaires iraniennes et à « tenir l’Iran responsable » des attaques contre le transport maritime commercial.

    Selon les médias iraniens, les dernières frappes américaines ont également touché des infrastructures civiles, dont cinq ponts et une gare ferroviaire.

    Cette nouvelle escalade entretient les incertitudes autour du détroit d’Ormuz, où le trafic des pétroliers demeure perturbé malgré les espoirs suscités par le cessez-le-feu conclu quelques semaines plus tôt.

    Les prix du pétrole ont progressé, le Brent gagnant 0,7 % à 84,81 dollars le baril et le WTI 1,0 % à 79,76 dollars.

    SpaceX reporte un essai de Starship après un problème moteur

    SpaceX (NASDAQ:SPCX) a interrompu un essai de lancement de Starship au Texas quelques instants avant le décollage après que plusieurs des 33 moteurs de la fusée ne se sont pas allumés correctement.

    Les moteurs se sont brièvement allumés avant que la procédure ne soit interrompue. Selon Reuters, Elon Musk a indiqué sur les réseaux sociaux qu’une nouvelle tentative pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine, sans préciser le nombre de moteurs concernés.

  • Les marchés européens reculent malgré un solide début de saison des résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés européens reculent malgré un solide début de saison des résultats: DAX, CAC, FTSE100

    Les marchés actions européens ont ouvert en baisse vendredi, alors que l’intensification des tensions militaires au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole et ravivé les inquiétudes concernant l’inflation. Malgré cela, un début encourageant de la saison des résultats du deuxième trimestre a permis de limiter les pertes, laissant les principaux indices en bonne position pour terminer la semaine dans le vert.

    L’indice paneuropéen STOXX 600 a reculé de 0,6 % en début de séance, tout en restant en voie d’afficher un gain hebdomadaire d’environ 0,4 %. Les solides publications des entreprises, notamment celles des grandes banques, ont soutenu le sentiment des investisseurs et amorti le repli du marché.

    Le climat des marchés a été mis à l’épreuve après un sixième jour consécutif d’échanges de frappes militaires entre les États-Unis et l’Iran. Cette escalade a entraîné une forte hausse des cours du pétrole, alimentant les craintes qu’une inflation énergétique persistante ne ralentisse la désinflation mondiale et ne complique les décisions de politique monétaire des principales banques centrales.

    Malgré ce contexte géopolitique, les marchés européens ont mieux résisté que les places asiatiques, où les valeurs technologiques ont subi une correction beaucoup plus marquée. La plus faible concentration de géants technologiques en Europe a contribué à limiter les pertes.

    Dans le secteur des semi-conducteurs, STMicroelectronics (BIT:STMMI) a perdu 5 %, tandis qu’ASML (EU:ASML) a reculé de 3,5 %.

    Les investisseurs ont continué de privilégier les solides résultats d’entreprises et les signes de ralentissement de l’inflation aux États-Unis observés plus tôt dans la semaine, ce qui a permis d’atténuer les inquiétudes immédiates concernant les taux d’intérêt malgré les tensions géopolitiques.

    L’attention des marchés se tourne désormais vers la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne prévue la semaine prochaine.

    La majorité des économistes s’attendent à ce que la BCE maintienne son taux de dépôt inchangé. Toutefois, la récente hausse des prix du pétrole a conduit les marchés monétaires à renforcer leurs anticipations d’une éventuelle hausse des taux à un stade ultérieur si les pressions inflationnistes persistent.

    La banque centrale devra trouver un équilibre entre le ralentissement de la croissance économique en zone euro et le risque que la hausse des coûts de l’énergie ravive l’inflation.

    Parmi les principales places européennes, le FTSE 100 de Londres a reculé de 0,3 % tout en restant en bonne voie pour enregistrer un gain hebdomadaire. Le CAC 40 parisien a perdu 0,6 %, le DAX de Francfort 0,5 %, tandis que le FTSE MIB de Milan a cédé 1 % et l’IBEX 35 de Madrid 0,3 %, dans un contexte général d’aversion au risque.

    Parmi les valeurs individuelles, Danske Bank (TG:DSN) a abandonné 2,5 % après la publication de ses résultats trimestriels.