Author: Fiona Craig

  • Ubisoft bondit de 7 % après un plus bas historique : un potentiel de hausse encore important ?

    Ubisoft bondit de 7 % après un plus bas historique : un potentiel de hausse encore important ?

    Ubisoft Entertainment SA (EU:UBI) a signé un net rebond jeudi, terminant la séance en hausse d’environ 7 % après avoir touché son plus bas niveau depuis plus de dix ans. Le titre est brièvement descendu à 5,76 euros, un plancher inédit depuis août 2012, au terme d’une longue période de forte sous-performance.

    Ce sursaut intervient dans un contexte pourtant difficile pour le groupe, dont l’action affiche encore un recul d’environ 50 % sur un an et de près de 31 % sur six mois. Aucun élément précis propre à l’entreprise ne semble expliquer directement cette hausse marquée. À noter toutefois qu’Ubisoft a annoncé en début de semaine l’acquisition des droits du jeu March of Giants auprès d’Amazon, pour un montant non communiqué.

    Le mouvement a également été soutenu par un environnement de marché plus favorable. Les actions européennes ont progressé, le CAC 40 gagnant environ 0,8 %, portées par le ralentissement de l’inflation aux États-Unis et par des messages jugés rassurants de la Banque centrale européenne.

    Pour la suite, plusieurs indicateurs suggèrent un potentiel de poursuite du rebond. Selon l’estimation de juste valeur d’InvestingPro, qui combine plusieurs modèles d’évaluation reconnus, le titre serait sous-évalué de plus de 46 %. Les analystes affichent par ailleurs un objectif de cours moyen de 9,76 euros, ce qui représente un potentiel de hausse supérieur à 55 %.

    Malgré ces signaux favorables en matière de valorisation, la prudence reste de mise. La situation financière d’Ubisoft et la tendance graphique de long terme, qui demeure clairement baissière, invitent à envisager toute reprise avec réserve.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures,  Une inflation plus modérée que prévu ravive l’espoir d’un rebond à Wall Street

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Futures,  Une inflation plus modérée que prévu ravive l’espoir d’un rebond à Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains laissent présager une ouverture nettement positive jeudi, suggérant un possible rebond des actions après la forte pression vendeuse observée lors de la séance précédente.

    Les futures ont progressé après la publication des dernières données sur l’inflation par le département du Travail américain, qui ont révélé un ralentissement des hausses de prix plus marqué qu’attendu.

    Selon le rapport, le taux annuel d’inflation des prix à la consommation est retombé à 2,7 % en novembre, contre 3,0 % en septembre, alors que les économistes tablaient sur une hausse à 3,1 %. L’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, a également ralenti à 2,6 % contre 3,0 %, alors qu’elle était attendue stable.

    Le département du Travail a précisé que les données d’enquête d’octobre 2025 n’avaient pas été collectées en raison de la fermeture partielle du gouvernement fédéral.

    Ce ralentissement inattendu de l’inflation devrait renforcer les anticipations d’une poursuite des baisses de taux de la Réserve fédérale l’an prochain, soutenant ainsi l’appétit pour le risque.

    Wall Street a connu une séance difficile mercredi. Après une clôture hésitante mardi, les marchés ont tenté un rebond en début de séance mercredi avant de rapidement céder sous la pression. Les principaux indices ont fortement reculé par rapport à leurs plus hauts intraday et ont terminé près de leurs plus bas de la journée.

    Le Nasdaq Composite a mené la baisse, chutant de 418,14 points (-1,8 %) à 22 693,32. Le S&P 500 a perdu 78,83 points (-1,2 %) à 6 721,43, tandis que le Dow Jones Industrial Average a reculé de 228,29 points (-0,5 %) à 47 885,97.

    Les valeurs technologiques ont été particulièrement touchées. Oracle (NYSE:ORCL), acteur majeur de l’intelligence artificielle, a plongé de 5,4 %, atteignant un plus bas de clôture sur six mois. Le titre a été pénalisé par un article du Financial Times indiquant que son principal partenaire pour les centres de données, Blue Owl Capital, ne soutiendrait pas un projet de 10 milliards de dollars dans le Michigan, même si Oracle a par la suite affirmé que le projet restait d’actualité.

    D’autres grandes valeurs technologiques comme Nvidia (NASDAQ:NVDA), Broadcom (NASDAQ:AVGO) et Advanced Micro Devices (NASDAQ:AMD) ont également enregistré de fortes baisses. Le secteur des semi-conducteurs a figuré parmi les plus mal orientés, avec une chute de 3,8 % de l’indice Philadelphia Semiconductor.

    La faiblesse s’est étendue aux valeurs du matériel informatique, l’indice NYSE Arca Computer Hardware reculant de 3,1 %. Les valeurs des réseaux ont également baissé, tandis que les compagnies aériennes, les courtiers et le secteur immobilier ont souffert en dehors de la technologie.

    À l’inverse, les valeurs énergétiques ont affiché une solide performance, portées par le rebond des prix du pétrole depuis leurs plus bas niveaux depuis début 2021. La hausse du brut est intervenue après que le président américain Donald Trump a ordonné un blocus des pétroliers sanctionnés liés au Venezuela.

    Dans un message publié sur Truth Social, Trump a qualifié le gouvernement du président Nicolas Maduro d’organisation terroriste étrangère et a déclaré avoir ordonné un « blocus total et complet de tous les pétroliers sanctionnés » entrant et sortant du Venezuela.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les Bourses européennes terminent mitigées après les décisions des banques centrales

    DAX, CAC, FTSE100, Les Bourses européennes terminent mitigées après les décisions des banques centrales

    Les marchés actions européens ont affiché des performances contrastées jeudi, les investisseurs digérant les récentes décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Bank of England.

    La BCE a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, tandis que la Bank of England a assoupli sa politique en abaissant son taux directeur de 25 points de base. Ces choix divergents ont alimenté des évolutions contrastées sur les marchés de la région.

    Le sentiment a également été soutenu par un net rebond de la confiance des industriels français en décembre. Les données publiées par l’institut statistique INSEE montrent que l’indice de confiance a atteint son plus haut niveau depuis plus de 18 mois. Il est passé à 102,0 contre 98,0 en novembre, dépassant les attentes des économistes qui tablaient sur une stabilité.

    Côté marchés, le FTSE100 de Londres reculait d’environ 0,2 %, tandis que le CAC40 parisien progressait de 0,3 % et que le DAX de Francfort gagnait 0,5 %.

    Au niveau des entreprises, le groupe d’ingénierie suisse ABB (TG:ABB) a légèrement reculé après avoir annoncé l’acquisition d’IPEC, une société technologique britannique disposant de plus de 30 ans d’expérience dans le diagnostic électrique.

    Le distributeur de parfums Douglas (TG:DOU) a fortement reculé après avoir évoqué une sensibilité accrue des consommateurs aux prix et une intensification de la concurrence liée aux campagnes de promotions pour l’exercice 2024-2025.

    À l’inverse, le distributeur d’électronique Currys (LSE:CURY) a bondi après avoir annoncé que son résultat ajusté avant impôt du premier semestre avait plus que doublé.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Inflation américaine, perspectives de Micron et décision de la BoE au cœur des marchés

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Inflation américaine, perspectives de Micron et décision de la BoE au cœur des marchés

    Les contrats à terme sur les actions américaines évoluaient majoritairement à la hausse jeudi, soutenus par des prévisions positives du fabricant de semi-conducteurs Micron, même si le sentiment reste fragile avant la publication des données clés sur l’inflation aux États-Unis. En Europe, plusieurs banques centrales tiennent des réunions de politique monétaire, la Bank of England étant attendue comme la seule à assouplir sa politique.

    Micron soutient les futures, le CPI attendu

    Les futures de Wall Street ont progressé modestement en début de séance, tirés par le secteur technologique après la mise à jour encourageante de Micron, tandis que les investisseurs restent prudents avant les chiffres de l’inflation.

    Vers 03h55 ET, les futures sur le S&P 500 gagnaient environ 18 points, ceux sur le Nasdaq 100 avançaient d’environ 0,6 %, tandis que les futures sur le Dow Jones reculaient de 0,1 %.

    Les résultats de Micron ont contribué à améliorer le climat après les déceptions récentes de Broadcom et Oracle. Néanmoins, les marchés sortent d’une nouvelle séance négative, le S&P 500 et le Dow Jones ayant enchaîné une quatrième baisse consécutive.

    Le Nasdaq Composite a sous-performé, reculant de 1,8 %, après une forte chute d’Oracle, à la suite d’un article du Financial Times indiquant le retrait de l’investisseur principal d’un projet de centre de données de 10 milliards de dollars dans le Michigan.

    Les regards se tournent désormais vers l’indice des prix à la consommation américain, clé pour anticiper l’orientation de la politique monétaire de la Réserve fédérale l’an prochain.

    L’inflation américaine sous les projecteurs

    Les indicateurs récents montrent un ralentissement du marché du travail aux États-Unis, avec un taux de chômage remonté à 4,6 %, son plus haut niveau depuis plus de quatre ans.

    La publication du CPI remet l’inflation au centre du double mandat de la Fed. Si les responsables monétaires accordent davantage d’attention à l’emploi, l’évolution des prix reste déterminante.

    L’inflation globale et l’inflation sous-jacente sont attendues à 3,0 % sur un an, un niveau identique à celui observé en septembre. Plus largement, la décrue de l’inflation vers l’objectif de 2 % de la Fed est à l’arrêt depuis plus d’un an.

    Micron souligne une forte demande de puces

    Le moral des marchés avait été affecté la semaine dernière par des résultats décevants de plusieurs entreprises liées à l’intelligence artificielle. Micron Technology a contribué à inverser cette tendance en annonçant des perspectives solides pour le deuxième trimestre.

    La société bénéficie d’une demande soutenue des centres de données, portée par les investissements massifs des grands fournisseurs de services cloud. Cette dynamique devrait se poursuivre, le PDG Sanjay Mehrotra ayant indiqué aux investisseurs s’attendre à ne satisfaire que la moitié à deux tiers de la demande de certains clients clés jusqu’en 2026.

    Les composants de Micron sont utilisés dans de nombreux domaines, des serveurs aux ordinateurs personnels, en passant par les smartphones et les véhicules. Le groupe est également un fournisseur majeur de mémoires à large bande passante, essentielles au développement de l’IA générative.

    La Bank of England attendue sur une baisse des taux

    Plusieurs décisions de banques centrales sont attendues en Europe, mais la Bank of England devrait être au centre de l’attention.

    La Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux à 2 %, éventuellement accompagnés de prévisions de croissance revues à la hausse. La Riksbank suédoise et la Norges Bank norvégienne sont également attendues inchangées, à 1,75 % et 4 %.

    À l’inverse, la BoE devrait abaisser ses taux de 25 points de base à 3,75 %, contre 4,0 %, après un net ralentissement de l’inflation et de la croissance. Les chiffres publiés mercredi ont renforcé ces anticipations, même si à 3,2 % l’inflation britannique reste la plus élevée du G7.

    Les marchés n’anticipent qu’une seule baisse supplémentaire en 2026, probablement d’ici fin avril, même si la probabilité d’une seconde a augmenté après les données de novembre.

    Le pétrole progresse après la décision sur le Venezuela

    Les cours du pétrole ont progressé après la décision du président américain Donald Trump d’ordonner un blocus des pétroliers sanctionnés entrant et sortant du Venezuela.

    Le Brent a gagné 0,7 % à 60,08 dollars le baril, tandis que le WTI américain a progressé de 0,8 % à 56,24 dollars.

    Cette décision fait suite à l’annonce de mardi visant les navires transportant du pétrole vénézuélien déjà sous sanctions américaines, accentuant la pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro. « Les questions clés sont, premièrement, l’efficacité de ce blocus et, deuxièmement, sa durée. Ces éléments seront déterminants pour mesurer l’impact sur le marché pétrolier », ont indiqué les analystes d’ING dans une note.

    Malgré ce rebond, les prix du brut restent orientés vers une baisse hebdomadaire proche de 2 %, pénalisés par les perspectives de surplus et l’hypothèse d’un accord de paix en Ukraine. Le WTI recule d’environ 21 % depuis le début de l’année, sa pire performance depuis 2018, tandis que le Brent perd près de 20 %, son plus mauvais exercice depuis 2020.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les Bourses européennes hésitent avant les décisions des banques centrales

    DAX, CAC, FTSE100, Les Bourses européennes hésitent avant les décisions des banques centrales

    Les marchés actions européens ont évolué sans direction claire jeudi, les investisseurs adoptant une attitude prudente à l’approche de plusieurs décisions de politique monétaire très attendues dans la région.

    À 08h35 GMT, le DAX allemand évoluait autour de l’équilibre, tandis que le FTSE100 britannique restait quasiment inchangé. À Paris, le CAC40 progressait légèrement, gagnant environ 0,2 %.

    Les banques centrales au centre de l’attention

    Les investisseurs semblent attendre davantage de visibilité avant de prendre des positions marquées, dans l’attente des annonces des principales banques centrales susceptibles d’influencer la tendance en début d’année prochaine. La Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux inchangés à 2 % plus tard dans la journée, alors que l’inflation reste proche de son objectif de moyen terme et que l’économie de la zone euro fait preuve d’une certaine résilience malgré les tensions commerciales liées aux politiques du président américain Donald Trump.

    La Riksbank suédoise et la Norges Bank norvégienne devraient également laisser leurs taux inchangés lors de leurs dernières réunions de 2025. En revanche, la Bank of England est largement attendue pour abaisser ses taux de 25 points de base à 3,75 %, contre 4,0 % actuellement, ramenant le coût du crédit à son plus bas niveau depuis janvier 2023.

    Le ralentissement de l’inflation au Royaume-Uni renforce ces anticipations, avec une hausse annuelle des prix à la consommation limitée à 3,2 % en novembre, contre 3,6 % le mois précédent, soit le plus bas niveau en huit mois.

    BP en hausse après l’annonce d’un nouveau PDG

    Côté entreprises, le titre BP (LSE:BP.) a progressé après que le groupe énergétique a annoncé la nomination de Meg O’Neill, actuelle directrice générale de Woodside Energy, au poste de PDG. Elle succédera à Murray Auchincloss, qui quitte ses fonctions après moins de deux ans.

    Meg O’Neill prendra ses fonctions en avril, devenant la première dirigeante issue de l’extérieur du groupe et la première femme à diriger l’une des cinq plus grandes majors pétrolières mondiales.

    Le pétrole rebondit après les annonces sur le Venezuela

    Les prix du pétrole ont augmenté à la suite de la décision du président américain Donald Trump d’ordonner un blocus des pétroliers sanctionnés entrant et sortant du Venezuela, ravivant les craintes de perturbations de l’offre.

    Le Brent a progressé de 0,7 % à 60,11 dollars le baril, tandis que le WTI américain a gagné 0,8 % à 56,27 dollars. L’annonce faite mardi visait les navires déjà sous sanctions américaines, accentuant la pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro.

    Malgré ce rebond, les cours du brut restent orientés vers une baisse hebdomadaire proche de 2 %, pénalisés par les perspectives de surplus d’offre et les spéculations autour d’un éventuel accord de paix en Ukraine.

  • Alstom décroche une part de 1 milliard d’euros dans un grand projet ferroviaire australien

    Alstom décroche une part de 1 milliard d’euros dans un grand projet ferroviaire australien

    Le constructeur ferroviaire français Alstom (EU:ALO) a obtenu un rôle majeur dans le projet Suburban Rail Loop en Australie, après que l’alliance TransitLinX s’est vu attribuer un contrat d’une valeur de 4,9 milliards d’euros.

    L’autorité du Suburban Rail Loop de Melbourne a confirmé jeudi que le projet avait été confié au consortium, qui réunit Alstom aux côtés de John Holland, KBR, WSP et RATP Dev.

    La part d’Alstom dans ce contrat est estimée à environ 1 milliard d’euros. Le groupe fournira le matériel roulant, les infrastructures numériques, les systèmes de signalisation et les services de maintenance, tout en assurant l’intégration globale du système.

    La production destinée au projet impliquera le site industriel d’Alstom à Dandenong, en Australie, où seront assemblées et livrées 13 rames de métro Metropolis entièrement automatisées pour la nouvelle ligne.

  • BNP Paribas en discussions pour acquérir le portefeuille de leasing Athlon de Mercedes

    BNP Paribas en discussions pour acquérir le portefeuille de leasing Athlon de Mercedes

    BNP Paribas (EU:BNP) a indiqué être entré en négociations en vue de l’acquisition du portefeuille de leasing Athlon de Mercedes-Benz, une opération qui renforcerait significativement son activité de location de véhicules via Arval.

    En cas de finalisation, la transaction ajouterait environ 400 000 véhicules à la flotte d’Arval, portant le nombre total de véhicules loués par BNP Paribas à près de 2,3 millions. Le groupe deviendrait ainsi le deuxième acteur du marché, derrière Ayvens, qui gère actuellement environ 2,6 millions de véhicules.

    La banque n’a pas communiqué les modalités financières de l’opération, mais a précisé que celle-ci aurait un impact estimé à 13 points de base sur son ratio de fonds propres CET1. Sur la base des comptes du troisième trimestre 2025, cela suggère une valeur de transaction d’environ 1 milliard d’euros.

    BNP Paribas a indiqué que cet impact sur le capital est « déjà intégré dans la trajectoire de capital du Groupe vers l’objectif d’un ratio CET1 de 13 % d’ici fin 2027 ».

    Le groupe a également souligné que, en tenant compte des cessions d’actifs et des plus-values récemment annoncées, l’opération serait globalement neutre en termes de capital, avec un impact pro forma positif de 26 points de base sur le ratio CET1.

    Sur le plan des résultats, l’acquisition devrait générer environ 200 millions d’euros de bénéfices à partir de la troisième année suivant la finalisation, soit une contribution d’environ 2 % aux résultats du groupe.

  • Getlink obtient une indemnisation d’assurance de 55 millions d’euros après l’arrêt d’Eleclink

    Getlink obtient une indemnisation d’assurance de 55 millions d’euros après l’arrêt d’Eleclink

    Getlink (EU:GET) a conclu un accord avec ses assureurs pour percevoir environ 55 millions d’euros d’indemnisation liée à la suspension des opérations d’Eleclink, a annoncé le groupe.

    Ce versement couvre des pertes estimées à près de 100 millions d’euros subies durant la période d’arrêt d’Eleclink, entre le 25 septembre 2024 et le 5 février 2025. Une partie de cette indemnisation a déjà été comptabilisée, avec 5 millions d’euros intégrés dans les résultats du premier semestre 2025 de Getlink.

    Lors de l’établissement de ses prévisions annuelles, le groupe avait adopté une approche prudente en n’intégrant que 15 millions d’euros de produits d’assurance dans sa fourchette de guidance d’EBITDA 2025, comprise entre 780 millions et 830 millions d’euros. L’accord final représente donc un surplus de 40 millions d’euros par rapport aux hypothèses initiales.

    Après prise en compte des provisions liées au partage des bénéfices, l’indemnisation supplémentaire devrait se traduire par un impact net positif d’environ 27 millions d’euros au niveau de l’EBITDA. Cet effet devrait être considéré comme essentiellement non récurrent, aucun autre versement n’étant attendu à la suite d’une interruption plus courte liée à des inspections survenue en mai.

    Les estimations consensuelles actuelles compilées par Visible Alpha tablent sur un EBITDA 2025 de Getlink d’environ 810 millions d’euros.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les valeurs énergétiques pourraient soutenir un début de séance positif à Wall Street

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street, Futures, Les valeurs énergétiques pourraient soutenir un début de séance positif à Wall Street

    Les contrats à terme sur les principaux indices boursiers américains indiquent une ouverture légèrement haussière mercredi, laissant entrevoir une progression des actions après la performance mitigée observée lors de la séance précédente.

    Les premières hausses à Wall Street pourraient être portées par le secteur de l’énergie, à la suite d’un fort rebond des prix du pétrole. Le brut est nettement remonté depuis ses plus bas niveaux atteints depuis début 2021, après que le président Donald Trump a ordonné un blocage des pétroliers sanctionnés entrant et sortant du Venezuela.

    Dans un message publié sur Truth Social, Trump a qualifié le gouvernement du président Nicolas Maduro d’organisation terroriste étrangère et a déclaré avoir ordonné un « blocus total et complet de tous les pétroliers sanctionnés » à destination et en provenance du Venezuela.

    Malgré ce soutien apporté par les prix de l’énergie, l’activité des marchés pourrait rester modérée, les investisseurs attendant la publication, jeudi, d’un rapport très suivi sur l’inflation des prix à la consommation aux États-Unis.

    Le rapport du département du Travail sur l’inflation de novembre pourrait avoir un impact important sur les anticipations concernant l’évolution des taux d’intérêt.

    Après la séance décevante de lundi, les marchés ont continué à évoluer de manière irrégulière mardi. Les principaux indices ont fluctué tout au long de la journée avant de clôturer de part et d’autre de l’équilibre.

    Le Nasdaq, à forte composante technologique, a progressé de 54,05 points, soit 0,2 %, à 23 111,46, tandis que le S&P 500 a reculé de 16,25 points, soit 0,2 %, à 6 800,26 et que le Dow Jones a perdu 302,30 points, soit 0,6 %, pour terminer à 48 114,26.

    Cette volatilité est intervenue après la publication du rapport du département du Travail sur l’emploi en novembre. Si les chiffres ont montré une création d’emplois supérieure aux attentes, celle-ci fait suite à une forte destruction d’emplois en octobre.

    Selon le rapport, l’emploi non agricole a augmenté de 64 000 postes en novembre après avoir chuté de 105 000 en octobre. Les économistes anticipaient une hausse de 50 000 emplois.

    Par ailleurs, le taux de chômage est monté à 4,6 % en novembre contre 4,4 % en septembre, dépassant légèrement les prévisions de 4,5 %. Cette hausse porte le taux de chômage à son plus haut niveau depuis septembre 2021, lorsqu’il avait atteint 4,7 %.

    Pour de nombreux économistes, ces données renforcent la probabilité que la Réserve fédérale poursuive les baisses de taux à court terme, tout en soulevant des inquiétudes quant à la solidité de l’économie.

    « Bien que le marché se réjouisse généralement des baisses de taux, si la Fed est contrainte de réduire les taux de manière plus agressive l’an prochain parce que nous nous dirigeons vers une récession, le marché boursier chutera au contraire », a déclaré Chris Zaccarelli, directeur des investissements chez Northlight Asset Management.

    Un autre rapport publié par le département du Commerce a montré que les ventes au détail aux États-Unis sont restées pratiquement stables en octobre.

    Le département du Commerce a indiqué que les ventes au détail ont été quasiment inchangées en octobre, après une hausse de 0,1 % en septembre révisée à la baisse. Les économistes prévoyaient une progression de 0,2 %.

    Toutefois, en excluant la forte baisse des ventes automobiles, les ventes au détail ont augmenté de 0,4 % en octobre après une hausse de 0,1 % en septembre. Les ventes hors automobiles étaient attendues en hausse de 0,3 %.

    Alors que la plupart des grands secteurs ont affiché des variations modestes au cours de la séance, les valeurs énergétiques avaient enregistré de lourdes pertes plus tôt, en raison de la chute marquée des prix du pétrole.

    Avec un brut tombé à ses plus bas niveaux depuis début 2021, l’indice Philadelphia Oil Service a plongé de 4,2 %, tandis que l’indice NYSE Arca Oil a reculé de 3,6 %.

    Les valeurs pharmaceutiques, de la santé et des réseaux ont également accusé des replis notables, tandis que les actions liées au matériel informatique ont récupéré une partie de leurs pertes récentes.

  • DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens évoluent de manière contrastée avant les décisions des banques centrales

    DAX, CAC, FTSE100, Les marchés européens évoluent de manière contrastée avant les décisions des banques centrales

    Les marchés boursiers européens affichent des performances contrastées mercredi, les investisseurs attendant une série de décisions clés de politique monétaire prévues plus tard dans la semaine. Des annonces sont attendues de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, de la Riksbank suédoise et de la Norges Bank norvégienne.

    Le sentiment a été soutenu par de nouvelles données montrant que l’inflation au Royaume-Uni a ralenti plus fortement que prévu en novembre. Selon l’Office for National Statistics, l’indice des prix à la consommation a progressé de 3,2 % sur un an, contre 3,6 % en octobre, et en dessous des attentes du marché fixées à 3,5 %.

    L’inflation sous-jacente a également reculé, l’indice core—excluant l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac—s’établissant à 3,2 %, contre 3,4 % le mois précédent.

    Les performances boursières régionales ont divergé, avec le FTSE 100 britannique en hausse d’environ 1,6 %, tandis que le DAX allemand recule de 0,2 % et que le CAC 40 français cède 0,3 %.

    La livre sterling s’est affaiblie face au dollar américain à la suite de la publication des chiffres d’inflation, les investisseurs ajustant leurs anticipations concernant l’évolution future des taux d’intérêt.

    Du côté des entreprises, les actions de Proximus (EU:PROX) ont nettement reculé après que le groupe de services numériques et de télécommunications a annoncé le départ de son directeur financier, Mark Reid, à la fin janvier 2026, afin de poursuivre d’autres opportunités professionnelles au Royaume-Uni.

    Par ailleurs, le groupe de distribution et de services Bunzl (LSE:BNZL) a également reculé après avoir réaffirmé ses prévisions d’utile opérationnel ajusté pour 2025.

    À l’inverse, le spécialiste de l’externalisation Serco Group (LSE:SRP) a fortement progressé après avoir publié des prévisions de bénéfices pour cette année et la suivante supérieures aux attentes des analystes.