Author: Fiona Craig

  • Les Marchés Européens Baissent Face aux Incertitudes Commerciales, En Pleine Saison des Résultats

    Les Marchés Européens Baissent Face aux Incertitudes Commerciales, En Pleine Saison des Résultats

    Les actions européennes ont reculé mardi en raison des tensions commerciales persistantes entre l’UE et les États-Unis, tandis que les investisseurs continuent d’analyser une avalanche de résultats trimestriels.

    À 07h02 GMT, le DAX allemand et le CAC 40 français ont perdu 0,2%, tandis que le FTSE 100 britannique est resté globalement stable.

    Les marchés restent nerveux depuis que le président américain Donald Trump a annoncé que des droits de douane de 30% seraient imposés sur les produits importés d’Europe à compter du 1er août. Les négociations se poursuivent, mais aucun accord ne semble en vue. L’UE plaide pour maintenir un tarif de base à 10%, mais selon le Wall Street Journal, les responsables américains exigeraient 15% ou plus.

    D’après Reuters, plusieurs États membres de l’UE, dont l’Allemagne, envisagent des mesures “anti-coercitives” visant les services américains si aucun compromis n’est trouvé.

    Résultats trimestriels à la loupe

    En parallèle, les publications des résultats d’entreprises continuent de dominer l’attention des marchés. L’appréciation de l’euro, en hausse de 9% au deuxième trimestre, soulève des inquiétudes sur les marges des entreprises exportatrices.

    • Lindt & Spruengli (TG:LSPN) a relevé ses prévisions de croissance organique pour 2025 entre 9% et 11%, contre 7–9% précédemment, grâce à la fidélité des consommateurs et à la montée en gamme.
    • Norsk Hydro (TG:A2R0MA) a vu son bénéfice d’exploitation bondir de 33% au deuxième trimestre, porté par les hausses des prix de l’aluminium et de l’énergie.
    • Julius Baer (TG:JGE) a déçu avec une baisse de 35% de son bénéfice net au premier semestre, en raison de provisions pour pertes sur prêts et d’une charge liée à la cession de ses activités au Brésil.
    • Mitie Group (LSE:MTO) a annoncé une croissance de 10,1% de son chiffre d’affaires au T1 de l’exercice 2026, soutenue par de nouveaux contrats et des hausses de prix.

    La BCE à surveiller

    Peu de données macroéconomiques sont attendues en Europe ce mardi, mais le marché attend la décision de la BCE jeudi. Les analystes anticipent que la Banque centrale européenne maintiendra son taux de dépôt à 2%.

    En juin, la BCE avait abaissé ses taux de 25 points de base, sa huitième baisse en un an. Toutefois, elle avait signalé une probable pause en juillet, notamment à cause des tensions commerciales avec les États-Unis.

    Le Pétrole Recul

    Les cours du pétrole ont chuté mardi, sur fond de craintes d’un conflit commercial transatlantique qui pourrait nuire à la croissance mondiale et à la demande en énergie.

    À 03h02 ET, le Brent perdait 0,4% à 68,94 $ le baril, tandis que le WTI américain baissait également de 0,4% à 65,67 $. Les deux indices avaient terminé en légère baisse lundi.

    Les droits de douane américains doivent entrer en vigueur le 1er août, une date décrite comme une “échéance ferme” par la Maison Blanche, augmentant l’incertitude sur les marchés.

    Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, en investissement ou de toute autre nature professionnelle. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation d’acheter ou de vendre des titres ou instruments financiers. Tous les investissements comportent des risques, y compris la perte possible du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Vous devez effectuer vos propres recherches et consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d’investissement.

  • Centrica progresse après l’approbation du projet nucléaire Sizewell C et des perspectives de rendement attractives

    Centrica progresse après l’approbation du projet nucléaire Sizewell C et des perspectives de rendement attractives

    Le gouvernement britannique a officiellement donné son feu vert à la construction de la centrale nucléaire Sizewell C, un projet de 38 milliards de livres situé dans le Suffolk. Il s’agit de l’un des projets d’infrastructure énergétique les plus ambitieux du pays depuis des décennies.

    Le financement du projet est désormais sécurisé grâce à un consortium d’investisseurs nationaux et internationaux, parmi lesquels figure le fonds de pension canadien La Caisse. L’État britannique détiendra la plus grande part avec 44,9 %, suivi de La Caisse à 20 %. Centrica PLC (LSE:CNA) s’est engagé à hauteur de 15 %, tandis qu’Amber Infrastructure et le groupe français EDF (EU:EDFBZ) détiendront respectivement 7,6 % et 12,5 %.

    À la suite de cette annonce, l’action Centrica a bondi de plus de 4 %, témoignant de la confiance des investisseurs dans la rentabilité à long terme du projet.

    Sizewell C marque un tournant pour l’énergie nucléaire en Europe, s’inscrivant dans les efforts de modernisation des infrastructures vieillissantes, de renforcement de l’indépendance énergétique et de respect des objectifs climatiques. Une fois opérationnelle, la centrale devrait alimenter environ 6 millions de foyers et générer jusqu’à 10 000 emplois au pic des travaux. Il s’agira seulement de la deuxième centrale nucléaire construite au Royaume-Uni en plus de 20 ans.

    L’investissement total de Centrica s’élève à 1,3 milliard de livres, avec un financement échelonné. Environ 40 % de ce montant sera investi d’ici fin 2028, et l’entreprise prévoit un rendement en trésorerie de 750 millions de livres pendant la phase de construction.

    Les perspectives financières sont solides : Centrica table sur un rendement réel autorisé sur fonds propres de 10,8 % et un taux de rentabilité interne supérieur à 12 %. L’investissement devrait avoir un impact positif sur les bénéfices à partir de 2026. La contribution à l’EBITDA est estimée à 50 millions de livres en 2028, pour atteindre 150 millions à l’entrée en service commerciale.

    À la fin du projet, la part de Centrica dans la base d’actifs régulés (RAB) devrait atteindre 3 milliards de livres, avec un niveau d’endettement d’environ 65 %.

    Les analystes se montrent optimistes. Alexander Wheeler de RBC souligne que le cadre de rendement du projet, basé sur le modèle RAB, offre des perspectives attractives avec une protection contre les risques. Les analystes de Jefferies partagent cet avis, estimant que la valeur actuelle nette pourrait se situer entre 20 et 25 pence par action — bien au-dessus de leur estimation initiale de 14 à 15 pence.

    Ils précisent toutefois que le marché pourrait ne pas intégrer immédiatement tout le potentiel du projet, en raison de certaines incertitudes, mais considèrent cette opération comme un atout clair pour la croissance et les revenus futurs de Centrica.

    Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, en investissement ou de toute autre nature professionnelle. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation d’acheter ou de vendre des titres ou instruments financiers. Tous les investissements comportent des risques, y compris la perte possible du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Vous devez effectuer vos propres recherches et consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d’investissement.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street vers une ouverture en hausse : optimisme autour des accords commerciaux et résultats attendus

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Wall Street vers une ouverture en hausse : optimisme autour des accords commerciaux et résultats attendus

    Les contrats à terme sur les principaux indices américains suggèrent une ouverture en hausse ce lundi, après une clôture hésitante vendredi. L’appétit pour le marché en pré-ouverture reflète un regain d’optimisme quant aux négociations commerciales entre les États‑Unis et l’Union européenne.

    Le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, a déclaré au cours d’une interview à CBS News :

    “These are the two biggest trading partners in the world, talking to each other. We’ll get a deal done. I am confident we’ll get a deal done.”

    Il a toutefois rappelé que le 1er août reste une « date limite stricte » pour l’application de nouveaux droits de douane « réciproques » :

    “Nothing stops countries from talking to us after August 1st, but they’re going to start paying the tariffs on August 1st.”

    Les investisseurs attendent également les résultats trimestriels de Alphabet (NASDAQ:GOOGL), Tesla (NASDAQ:TSLA) et Intel (NASDAQ:INTC) cette semaine.

    Vendredi, les principaux indices ont évolué sans grande direction. Le Nasdaq a clôturé à un nouveau record à 20 895,66 points (+0,1 %), l’S&P 500 a légèrement reculé (-0,01 %) à 6 296,79 et le Dow a baissé de 0,3 % à 44 342,19.

    Au cours de la semaine, le Nasdaq a progressé de 1,5 %, l’S&P 500 de 0,6 %, tandis que le Dow a perdu 0,1 %. Les données économiques solides publiées jeudi ont d’abord stimulé les marchés, avant de provoquer des prises de bénéfices.

    Netflix (NASDAQ:NFLX) a chuté de 5,1 %, touchant son plus bas niveau en un mois malgré des résultats meilleurs que prévu, accompagnés d’un avertissement sur la marge opérationnelle de la seconde moitié d’année.

    American Express (NYSE:AXP) et 3M (NYSE:MMM) ont également reculé après des résultats conformes ou supérieurs aux attentes.

    Par ailleurs, l’indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan est passé à 61,8 en juillet, son plus haut niveau depuis février, battant les attentes de 61,5.

    Les titres des services publics ont fortement progressé, l’indice Dow Jones Utilities gagnant 1,6 %, son plus haut niveau depuis plus de sept mois. Le secteur des courtiers a également affiché de solides performances : l’indice NYSE Arca Broker/Dealer a grimpé de 1,3 %, porté par Interactive Brokers (NASDAQ:IBKR) en hausse de 7,8 %.

    En revanche, le secteur biotech a souffert, avec l’indice NYSE Arca Biotechnology en baisse de 2,2 %, tandis que les actions des compagnies aériennes et du pétrole ont freiné le marché général.

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  • Les marchés européens hésitent face aux tensions tarifaires avec les États-Unis

    Les marchés européens hésitent face aux tensions tarifaires avec les États-Unis

    Les marchés boursiers européens ont entamé la semaine sans direction claire, les investisseurs restant prudents face à l’intensification des tensions commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis. Lundi, les principaux indices ont affiché des mouvements limités dans un climat d’incertitude.

    D’après le Wall Street Journal, plusieurs États membres de l’UE exhortent la Commission européenne à préparer des mesures de rétorsion si les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane. Parmi les options évoquées figurent des taxes sur les produits américains, des restrictions sur les services numériques, et des limitations d’accès aux marchés publics européens.

    Malgré ce contexte, les pertes sur les marchés sont restées contenues. Selon l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne sur l’accès au financement des entreprises, les sociétés de la zone euro conservent une perspective de croissance positive pour le trimestre à venir.

    Sur le marché des changes, l’euro est resté stable en l’absence de données macroéconomiques majeures. La courbe des taux allemands s’est aplatie avant la publication des données PMI de la zone euro et la décision de politique monétaire de la BCE prévue cette semaine. La majorité des économistes anticipent un maintien des taux.

    Côté indices, le CAC 40 en France a reculé de 0,4 %, tandis que le DAX allemand et le FTSE 100 britannique ont perdu chacun 0,1 %.

    Actualité des entreprises :

    • Ryanair (LSE:0RYA) a bondi de plus de 6 % après avoir doublé son bénéfice net sur le trimestre avril-juin, soutenu par une hausse des prix des billets et un contrôle rigoureux des coûts.
    • Stellantis (BIT:STLAM) a chuté de 1,3 %, la société anticipant une perte nette de 2,3 milliards d’euros au premier semestre 2025 en raison des premières répercussions des tarifs américains.
    • Hochtief AG (TG:HOT) a progressé de 1 % après avoir remporté un contrat de 172 millions d’euros attribué par Deutsche Bahn.
    • Bayer AG (TG:BAYN) a gagné près de 1 % après avoir obtenu l’approbation de l’UE pour une nouvelle indication du Nubeqa dans le traitement du cancer de la prostate.
    • BP Plc (LSE:BP.) a pris 0,5 % suite à la nomination d’Albert Manifold au poste de président, en remplacement de Helge Lund.
    • Hunting (LSE:HTG) a avancé de 2 % après avoir décroché un contrat de 31 millions de dollars pour un projet gazier en mer Noire.

    Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, en investissement ou de toute autre nature professionnelle. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation d’acheter ou de vendre des titres ou instruments financiers. Tous les investissements comportent des risques, y compris la perte possible du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Vous devez effectuer vos propres recherches et consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d’investissement.

  • Dow Jones, S&P, Nasdaq, Les futures américains en légère hausse alors que la semaine s’annonce chargée en résultats trimestriels et événements géopolitiques

    Dow Jones, S&P, Nasdaq, Les futures américains en légère hausse alors que la semaine s’annonce chargée en résultats trimestriels et événements géopolitiques

    Les contrats à terme sur actions américaines ont progressé légèrement ce lundi, alors que les investisseurs se préparent à une semaine chargée en résultats des grandes entreprises de l’indice S&P 500. Verizon (NYSE:VZ) devrait ouvrir la saison des résultats lundi, suivi des géants technologiques Alphabet (NASDAQ:GOOGL) et Tesla (NASDAQ:TSLA) plus tard dans la semaine. Parallèlement, les élections parlementaires au Japon jettent une ombre sur les négociations commerciales avec les États-Unis, tandis que le Wall Street Journal rapporte que l’Union européenne prépare de nouvelles mesures de rétorsion contre les entreprises américaines si aucun accord n’est trouvé avec Washington avant les échéances tarifaires imminentes.

    Futures en légère hausse

    À 03h38 ET, les futures sur le Dow Jones ont gagné 118 points (+0,3 %), ceux sur le S&P 500 ont progressé de 15 points (+0,2 %) et les futures sur le Nasdaq 100 ont augmenté de 61 points (+0,3 %). Ceci après une séance mitigée vendredi, le Dow Jones Industrial Average reculant de 0,3 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite sont restés globalement stables.

    Le moral des investisseurs a été freiné par des informations faisant état d’une possible augmentation des droits de douane minimums sur l’Union européenne, entre 15 % et 20 %, contre 10 % actuellement. Néanmoins, le sentiment des consommateurs américains s’est amélioré en juillet malgré les craintes liées à une inflation provoquée par les tarifs douaniers.

    L’agenda commercial agressif du président Donald Trump reste un thème central dans le flot rapide des résultats du deuxième trimestre. Malgré des perspectives incertaines pour 2025, plus de 80 % des entreprises ayant publié leurs résultats ont dépassé les attentes des analystes.

    Les actions liées aux cryptomonnaies ont progressé après l’adoption par la Chambre des représentants américaine d’un projet de loi établissant un cadre réglementaire pour les actifs numériques. Coinbase Global (NASDAQ:COIN) a gagné 2,2 %, tandis que Robinhood Markets (NASDAQ:HOOD) a grimpé de 4,1 %.

    Verizon ouvre la saison des résultats ; une semaine chargée à venir

    Le rythme des publications de résultats s’accélère cette semaine, avec plus de 85 % des entreprises du S&P 500 encore à publier. Verizon ouvrira le bal lundi avant l’ouverture des marchés, tandis que le fabricant de puces NXP Semiconductors (NASDAQ:NXPI) sera à l’honneur après la clôture.

    Mardi, Texas Instruments (NASDAQ:TXN) et Coca-Cola (NYSE:KO) publieront leurs résultats, suivis mercredi par Alphabet et Tesla. Jeudi, Intel (NASDAQ:INTC), Union Pacific (NYSE:UNP) et Honeywell International (NASDAQ:HON) prendront le relais, tandis que vendredi, Phillips 66 (NYSE:PSX) et AutoNation (NYSE:AN) clôtureront la semaine.

    Environ 12 % des entreprises du S&P 500 ont publié leurs résultats jusqu’à présent, avec 86 % d’entre elles dépassant les attentes de bénéfices par action et 67 % battant les prévisions de ventes. Bien que certains investisseurs craignent que ce bon début n’élève trop les attentes pour la suite, le bilan reste globalement positif malgré un contexte économique incertain marqué par des tensions commerciales.

    Les élections japonaises assombrissent les perspectives commerciales

    Selon le diffuseur public NHK, la coalition menée par le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba devrait perdre sa majorité au Sénat, ce qui soulève des doutes sur le futur des négociations commerciales avec les États-Unis.

    Les sondages à la sortie des urnes indiquent que le Parti libéral-démocrate (PLD) d’Ishiba et son allié Komeito n’ont pas obtenu les 125 sièges nécessaires pour contrôler la chambre haute. Malgré cela, Ishiba a déclaré à NHK qu’il comptait rester Premier ministre et chef du parti, malgré les appels croissants à sa démission.

    Ce revers fait suite à la défaite cinglante du PLD lors des élections de la chambre basse en octobre, reflétant la baisse de confiance du public. Les partis d’opposition, comme le Parti démocrate constitutionnel du Japon, ont gagné du terrain en promettant davantage de protections sociales et des baisses d’impôts.

    Cette incertitude politique pourrait compromettre les négociations commerciales clés avec les États-Unis, Ishiba ayant déclaré que les discussions avec le président Trump sont « vraiment à couteaux tirés ».

    L’UE prépare des mesures de rétorsion commerciales contre les États-Unis – WSJ

    Les discussions entre le Japon et Washington s’inscrivent dans une série de négociations en vue de l’échéance du 1er août, date à laquelle les tarifs « réciproques » élevés de Trump pourraient entrer en vigueur.

    Un point crucial concerne les négociations entre les États-Unis et l’Union européenne. Alors que l’UE cherche à maintenir un tarif de base à 10 %, des responsables américains auraient indiqué à l’UE qu’ils s’attendent à ce que Trump réclame des concessions supplémentaires, avec un tarif de base à 15 % voire plus, selon le Wall Street Journal.

    En réponse, l’Allemagne, premier exportateur européen, a rejoint la France pour adopter une posture plus ferme envers l’administration Trump. L’UE envisage même de nouvelles mesures de représailles contre les entreprises américaines, en plus des droits déjà annoncés, si aucun accord n’est trouvé.

    Les marchés chinois positifs après le maintien des taux d’intérêt

    Les indices CSI 300 et Shanghai Composite ont progressé d’environ 0,7 %, tandis que l’indice Hang Seng de Hong Kong a gagné 0,6 %, après que la Banque populaire de Chine a maintenu son taux directeur inchangé, conformément aux attentes.

    Cette décision indique que Pékin souhaite poursuivre une politique monétaire accommodante, bien que plus prudente, après les réductions tarifaires récentes convenues avec les États-Unis. Cette politique vise à soutenir la croissance dans un contexte économique toujours fragile.

    Les entreprises chinoises du secteur internet cotées à Hong Kong ont été parmi les meilleures performances de la semaine dernière, stimulées par l’annonce de Nvidia (NASDAQ:NVDA) de reprendre la vente d’une puce clé pour l’intelligence artificielle en Chine. Ces puces sont essentielles aux ambitions chinoises en IA, portées par des géants comme Alibaba (NYSE:BABA), Baidu (NASDAQ:BIDU) et Tencent Holdings (USOTC:TCEHY).

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  • Les prix du pétrole restent stables alors que les nouvelles sanctions européennes devraient avoir un impact limité

    Les prix du pétrole restent stables alors que les nouvelles sanctions européennes devraient avoir un impact limité

    Les prix du pétrole sont restés stables lundi, les marchés anticipant que les dernières sanctions imposées par l’Union européenne auront un effet modéré sur les exportations de pétrole russe.

    À 08h00 GMT, les contrats à terme sur le Brent ont légèrement reculé de 12 cents, soit 0,2 %, à 69,16 dollars le baril, après une baisse de 0,35 % vendredi. Le West Texas Intermediate américain est resté stable à 67,34 dollars, après une baisse de 0,3 % lors de la séance précédente.

    Le 18e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie, lié au conflit en Ukraine, a également visé Nayara Energy en Inde, exportateur de produits pétroliers raffinés à partir de pétrole russe.

    Harry Tchiliguirian d’Onyx Capital Group a déclaré : « Le dernier tour de sanctions de l’UE ne va pas nécessairement changer l’équilibre pétrolier. C’est pourquoi le marché ne réagit pas beaucoup. » Il a ajouté : « Les Russes ont été très efficaces pour contourner ce type de sanctions. »

    Le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a indiqué vendredi que la Russie avait développé une certaine immunité aux sanctions occidentales.

    Les sanctions de l’UE font suite aux menaces du président américain Donald Trump la semaine dernière, qui a annoncé vouloir sanctionner les acheteurs des exportations russes à moins que la Russie n’accepte un accord de paix sous 50 jours.

    Les analystes d’ING ont souligné que l’interdiction de l’UE sur les importations de produits pétroliers raffinés issus du pétrole russe dans des pays tiers pourrait avoir un impact, même si son application pourrait être difficile.

    Par ailleurs, l’Iran, également soumis à des sanctions, doit tenir des pourparlers nucléaires avec la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne à Istanbul vendredi, selon un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Ces discussions font suite à l’avertissement des pays européens selon lequel l’échec à reprendre les négociations entraînerait la réimposition de sanctions internationales contre l’Iran.

    Aux États-Unis, le nombre de plates-formes pétrolières actives a diminué de deux unités à 422 la semaine dernière, son plus bas niveau depuis septembre 2021, a indiqué Baker Hughes vendredi.

    Les droits de douane américains sur les importations en provenance de l’Union européenne doivent entrer en vigueur le 1er août, mais le secrétaire au Commerce Howard Lutnick s’est dit confiant dimanche qu’un accord commercial pourrait encore être conclu avec l’UE.

    Tony Sycamore, analyste chez IG Markets, a déclaré : « Les inquiétudes concernant les droits de douane continueront de peser à l’approche de la date butoir du 1er août, tandis qu’un certain soutien pourrait venir des données sur les stocks de pétrole si elles montrent une offre tendue. » Il a ajouté : « On dirait que la semaine à venir va évoluer dans une fourchette comprise entre 64 et 70 dollars. »

    Depuis l’accord de cessez-le-feu du 24 juin, qui a mis fin au conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran, les contrats à terme sur le Brent ont oscillé entre 66,34 et 71,53 dollars le baril.

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  • Les entreprises de la zone euro restent optimistes quant à la croissance malgré les pressions sur les bénéfices

    Les entreprises de la zone euro restent optimistes quant à la croissance malgré les pressions sur les bénéfices

    Les entreprises de la zone euro continuent d’afficher une confiance dans leurs perspectives de croissance, même si leurs marges bénéficiaires sont sous pression, en partie à cause des tensions commerciales persistantes, selon une récente enquête publiée lundi par la Banque centrale européenne (BCE).

    La dernière enquête trimestrielle de la BCE sur l’accès au financement des entreprises a montré qu’un solde net de 8 % des entreprises a enregistré une hausse du chiffre d’affaires au cours des trois derniers mois, tandis qu’un solde net de 23 % reste optimiste quant à leurs performances au cours du trimestre à venir.

    Malgré une croissance économique modérée ces dernières années, les entreprises ont maintenu des niveaux d’emploi stables, anticipant un redressement économique éventuel.

    L’enquête a également mis en lumière une baisse généralisée de la rentabilité, les petites et moyennes entreprises étant les plus touchées.

    La plupart des répondants ont reconnu avoir été affectés dans une certaine mesure par les tensions commerciales, en particulier les exportateurs vers les États-Unis et les entreprises du secteur manufacturier.

    Par ailleurs, les attentes d’inflation à long terme sont restées stables, mais les entreprises ont revu à la baisse leurs prévisions d’augmentation des prix pour l’année à venir, de 2,9 % à 2,5 %, a noté la BCE.

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  • L’or progresse légèrement face à l’incertitude sur les tarifs commerciaux et la situation politique au Japon

    L’or progresse légèrement face à l’incertitude sur les tarifs commerciaux et la situation politique au Japon

    Les prix de l’or ont légèrement augmenté lors des échanges asiatiques lundi, soutenus par la prudence croissante des investisseurs face aux futurs tarifs douaniers américains et à la situation politique changeante au Japon après une élection majeure.

    Le métal précieux a gagné du terrain alors que les marchés digéraient les résultats des élections de la chambre haute au Japon, où le Parti libéral-démocrate (PLD) du Premier ministre Shigeru Ishiba a perdu sa majorité. Ce résultat jette un doute sur la politique à court terme du pays, poussant les investisseurs vers des valeurs refuge. Le yen s’est renforcé en réaction, signe d’une fuite vers la qualité.

    Un léger repli du dollar américain, après deux semaines de hausse, a également contribué à soutenir l’or et d’autres métaux, bien que le cours du métal jaune reste dans une fourchette familière de 200 dollars depuis avril.

    L’or au comptant a progressé de 0,4 % à 3 364,21 dollars l’once, et les contrats à terme sur l’or pour septembre ont augmenté de 0,4 % à 3 371,42 dollars l’once à 01:20 ET (05:20 GMT).

    Tensions géopolitiques et craintes commerciales alimentent la demande de valeur refuge

    Les nouvelles inquiétudes concernant la politique commerciale américaine ont stimulé la progression de l’or. Un article du Wall Street Journal publié dimanche a révélé que l’Union européenne prépare des mesures de représailles contre les tarifs douaniers prévus par le président Donald Trump.

    Selon le rapport, les responsables américains ont demandé des concessions supplémentaires à l’UE, y compris un tarif de base de 15 %, bien plus élevé que prévu, déstabilisant les négociateurs européens.

    L’article souligne le malaise du marché à l’approche de la date limite du 1er août. « Le 1er août est une date limite stricte pour les tarifs », a rappelé dimanche le secrétaire au Commerce américain Howard Lutnick, précisant que les nouveaux tarifs pourraient varier entre 20 % et 50 %.

    Les élections japonaises accroissent l’incertitude

    L’or a également bénéficié du risque politique au Japon, où la défaite du PLD à la chambre haute a soulevé des doutes sur la capacité du gouvernement à faire passer ses réformes économiques et à négocier les accords commerciaux avec les États-Unis.

    Cette défaite introduit de nouvelles incertitudes dans la stratégie économique japonaise et pourrait compliquer sa position commerciale à un moment de tensions mondiales croissantes.

    Platine et argent poursuivent leur progression

    D’autres métaux précieux ont prolongé leurs gains en 2025. Le platine au comptant a progressé de 1 % à 1 439,59 dollars l’once, tandis que l’argent a gagné 0,3 % à 38,3045 dollars l’once. Les deux métaux ont surperformé l’or cette année, soutenus par des signaux de demande plus forts et des attentes de restrictions de l’offre.

    L’argent et le platine atteignent désormais des sommets pluriannuels — respectivement 14 et 11 ans — grâce à une rotation des investisseurs vers des actifs sous-évalués dans un contexte d’incertitude globale.

    Le cuivre profite de la hausse des métaux industriels

    Les métaux industriels ont également suivi la tendance, aidés par un dollar légèrement plus faible et les espoirs d’une croissance durable de la demande. Les contrats à terme sur le cuivre à la LME ont augmenté de 0,6 % à 9 846,45 dollars la tonne, tandis que ceux sur le cuivre au COMEX ont gagné 0,2 % à 5,6170 dollars la livre.

    Malgré les inquiétudes liées aux différends commerciaux mondiaux, la vigueur du cuivre reflète la confiance dans la croissance axée sur les infrastructures et la reprise de l’activité industrielle.

    Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, en investissement ou de toute autre nature professionnelle. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation d’acheter ou de vendre des titres ou instruments financiers. Tous les investissements comportent des risques, y compris la perte possible du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Vous devez effectuer vos propres recherches et consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d’investissement.

  • Les marchés européens stagnent face aux publications d’entreprises et aux tensions commerciales avec les États-Unis

    Les marchés européens stagnent face aux publications d’entreprises et aux tensions commerciales avec les États-Unis

    Les bourses européennes ont débuté la semaine sans direction claire, les investisseurs digérant une série de résultats trimestriels tout en surveillant de près les discussions commerciales tendues entre les États-Unis et l’Union européenne.

    À 08h06 GMT lundi, l’indice paneuropéen Stoxx 600 était stable, à l’image du DAX allemand. Le CAC 40 reculait de 0,2 % (-16 points), tandis que le FTSE 100 à Londres progressait de 0,1 % (+12 points).

    Des résultats d’entreprise contrastés

    Ryanair (LSE:0RYA) a soutenu le moral des marchés après avoir plus que doublé son bénéfice net sur le trimestre avril–juin, grâce à des hausses de prix de dernière minute et à l’effet calendrier de Pâques. La compagnie a également signalé une forte demande pour la saison estivale.

    En revanche, Stellantis (BIT:STLAM) a pesé sur le marché milanais après avoir anticipé une perte nette de 2,3 milliards d’euros pour le premier semestre 2025, ce qui a entraîné un recul de son titre.

    Tensions commerciales : l’Europe sur ses gardes

    Les regards se tournent également vers les discussions cruciales entre Bruxelles et Washington alors que le risque d’une guerre tarifaire se précise.

    Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré qu’un accord pourrait être trouvé avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs « réciproques » décidés par Donald Trump, prévue le 1er août. Toutefois, l’incertitude demeure.

    Alors que l’UE plaide pour maintenir une taxe de base à 10 %, le Wall Street Journal indique que les États-Unis exigeraient des concessions supplémentaires, incluant un taux de 15 % ou plus.

    Face à cela, l’Allemagne a durci sa position et rejoint la France dans une approche plus offensive. L’UE envisage même de nouvelles sanctions ciblant des entreprises américaines, au-delà des mesures déjà proposées.

    En parallèle, Ursula von der Leyen et Antonio Costa doivent rencontrer le président chinois Xi Jinping jeudi, dans un contexte diplomatique déjà chargé.

    La BCE sur le radar

    La prochaine décision de la Banque centrale européenne est attendue le 24 juillet. Les marchés anticipent un statu quo sur les taux, actuellement à 2 %, après la baisse de 25 points de base en juin.

    Il s’agissait de la huitième réduction en un an, mais les responsables de la BCE avaient annoncé vouloir marquer une pause en juillet en raison des incertitudes liées au commerce mondial.

    « Les décisions futures de la BCE dépendront fortement de l’évolution des tensions commerciales et de leur impact sur la croissance », ont noté les analystes d’Erste Group.

    Le pétrole fléchit légèrement

    Les prix du pétrole ont légèrement baissé en raison des inquiétudes sur la demande mondiale et de l’impact des sanctions européennes sur le brut russe.

    À 04h23 ET, le Brent reculait de 0,3 % à 69,08 dollars le baril, tandis que le WTI cédait également 0,3 %, à 65,89 dollars.

    Le dernier train de sanctions de l’UE vise notamment Nayara Energy, une entreprise indienne qui raffine du pétrole russe. ING note que les marchés sont restés sceptiques quant à leur efficacité, mais souligne que l’interdiction d’importer des produits raffinés à partir de brut russe dans des pays tiers pourrait avoir un impact majeur.

    Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, en investissement ou de toute autre nature professionnelle. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation d’acheter ou de vendre des titres ou instruments financiers. Tous les investissements comportent des risques, y compris la perte possible du capital investi. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Vous devez effectuer vos propres recherches et consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d’investissement.

  • Deutsche Bank reste optimiste sur l’Euro Stoxx 50 avec un potentiel de hausse de 6 % d’ici fin 2025

    Deutsche Bank reste optimiste sur l’Euro Stoxx 50 avec un potentiel de hausse de 6 % d’ici fin 2025

    Deutsche Bank anticipe une progression d’environ 6 % de l’indice Euro Stoxx 50 d’ici la fin de l’année 2025, maintenant son objectif malgré les tensions commerciales persistantes à l’échelle mondiale. Le scénario de base de la banque prévoit un droit de douane général de 10 % et des taxes sectorielles ciblées, dont les effets seraient déjà intégrés dans les valorisations actuelles.

    « Une grande partie de ces impacts semble déjà prise en compte par le marché, » déclare Maximilian Uleer, responsable de la stratégie actions européennes et cross-asset chez Deutsche Bank. Il fait référence aux révisions à la baisse de 10 % des bénéfices attendus pour 2025 depuis octobre 2024, soulignant que même un affaiblissement du dollar américain a été largement anticipé.

    Uleer estime que l’impact des droits de douane sur les bénéfices de 2025 se situerait juste en dessous de 4 %, un chiffre absorbé par les ajustements déjà opérés. Dans un scénario plus pessimiste où les tarifs atteindraient 20 %, la croissance des bénéfices pourrait être annulée, entraînant une baisse de 10 % des valorisations, mais Uleer considère ce scénario peu probable en raison de ses conséquences négatives pour l’économie et les marchés financiers américains.

    Les actions européennes ont surperformé en 2025, soutenues notamment par de fortes mesures budgétaires en Allemagne. L’indice MDAX, préféré de Deutsche Bank, a progressé de 10 % par rapport au STOXX 600 depuis février, et son panier de valeurs allemandes liées à la reprise a gagné 28 % depuis son lancement.

    Malgré cette surperformance, Uleer continue de privilégier les petites et moyennes capitalisations aux grandes capitalisations. Au niveau régional, il adopte désormais une position neutre entre les actions européennes et américaines, après avoir favorisé temporairement les États-Unis en avril lorsque les tensions commerciales semblaient s’apaiser. Il maintient néanmoins une préférence stratégique pour les marchés européens, soutenus par des plans de relance, une amélioration du moral des investisseurs et la reprise industrielle.

    Pour l’Euro Stoxx 50, Uleer anticipe une stabilisation des valorisations, avec une reprise de la croissance bénéficiaire au second semestre 2025 et en 2026. Les récents soutiens politiques, tels que les dépenses fiscales anticipées de l’Allemagne, la réforme fiscale américaine et les nouveaux objectifs de financement de l’OTAN, renforcent ses perspectives positives.

    Côté secteurs, Deutsche Bank reste favorable aux banques, à la construction et aux industriels hors défense, tout en se montrant plus prudent vis-à-vis de la santé et des biens de consommation de base.

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